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Un cul-de-sac a une sortie : son entrée. Parfois, reculer, c'est avancer.
Un cul-de-sac a une sortie : son entrée. Parfois, reculer, c'est avancer.
Si un œuf est brisé par une force extérieure, la vie s'achève ; s'il est brisé par une force intérieure, la vie commence. Change depuis ton intérieur.
Il faut apprendre à marcher plus lentement, à faire nos adieux à celui que nous étions, et à accueillir celui que nous sommes devenus. Vieillir, ce n'est pas seulement une affaire de temps, c'est une épreuve de courage : accepter notre nouveau visage, embrasser avec fierté ce corps qui nous a portés, et laisser tomber les peurs, les jugements, les fardeaux que les années n'ont pas su effacer.
Devenir vieux, c'est apprendre à être en paix avec soi-même, à lâcher ce qui ne nourrit plus, et à chérir ce qui demeure encore. C'est comprendre que la vie se transforme, que les adieux jalonnent la route, et que chaque larme versée peut ouvrir la voie à un sourire nouveau, à un rêve inattendu, à une raison de plus de continuer d'avancer.
Le domaine plus libre, c'est la poésie. Car là tu es tout seul. C'est valable aussi pour le roman. La bande dessinée, c'est déjà différent, tu dois dialoguer avec un dessinateur. Dans le cinéma, c'est beaucoup plus difficile. C'est une guerre, et si tu veux imposer ta vision, tu peux y laisser ta santé, ta vie. Tout le monde a son idée du film, et là tu négocies avec des commerçants, des politiques. C'est vraiment très difficile.Entretien avec Alejandro Jodorowsky, propos recueillis par Franck Suzanne, 25 avril 2007
Le cinéma est une industrie dont le but suprême est de fabriquer de l'argent et dont le roi est le producteur. Pour ce film, la première chose à faire pour moi était de me passer de producteur, car un acte psychomagique est un acte artistique libre. Sans liberté, il n'y a pas d'art véritable.Au sujet de son film Psychomagie. L'infinie guérison, propos recueillis par Anne-Claire Cieutat, Bande à part, 12 octobre 2019
Vieillir, c'est un art et une épreuve. Il faut saluer avec tendresse celui qu'on est devenu... Et faire la paix avec celui qu’on n'est plus. Il faut apprendre à marcher plus lentement, à se dépouiller des attentes, et à chérir ceux qui restent sans crainte de perdre encore. Vieillir, ce n'est pas seulement compter les années. C'est apprendre à dire adieu sans s'éteindre. C'est garder vivants, dans les plis du cœur, ceux qui sont déjà partis. Et parfois, pleurer jusqu'à ce que le silence devienne semence pour faire naître d'autres rêves, d'autres sourires... Vieillir, ce n'est pas faiblir. C'est oser continuer.