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J'ai toujours pensé d'abord que ce qui caractérisait l'Europe occidentale, c'était une vision équilibrée entre la société et l'Etat d'une part, l'individu d'autre part.
J'ai toujours pensé d'abord que ce qui caractérisait l'Europe occidentale, c'était une vision équilibrée entre la société et l'Etat d'une part, l'individu d'autre part.
La paix européenne a cessé d'être une utopie du jour où la guerre est devenue un contre-sens.Les pensées et maximes (1867)
Ce qui marque l'Europe [...], c'est la confuence des forces dans un projet commun, transnational et transculturel. L'idée européenne est, d'une certaine manière, fédératrice et fédérale : la condition sine qua non de sa réalisation, c'est la participation volontaire (c'est-à-dire non contraignante) de ses membres, de l'ensemble de ses régions. Pari osé, périlleux souvent et magnifique, comme toutes les initiatives nées d'un désir de convergence... La convergence, c'est le dépassement par la volonté. C'est la volonté de s'oublier parfois en tant que nation au nom d'une solidarité à laquelle on croit avec d'autres, pas juste de se contenter d'une association économique, un deal gagnant-gagnant de businessmen - qui est la définition plus anglo-saxonne de la convergence, avec les limites et les résultats que l'on sait.Éloges du dépassement, conversation avec Étienne Klein, éd. Flammarion
Pour ma part, je crois que l'Europe existe dès lors qu'un certain désir de faire route ensemble circule. Dès lors qu'on y croit. Et qu'on y croit non pas comme à un programme politique ou administratif, mais comme on aime : sans certitude, sans garantie mais avec sincérité.Éloges du dépassement, conversation avec Étienne Klein, éd. Flammarion
L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises.