• On peut naître vieux, comme on peut mourir jeune.
  • Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.
    Les Caractères
  • La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable.
  • Il n'y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu'ils ménagent moins que leur propre vie.
  • Petit poisson deviendra grand,
    Pourvu que Dieu lui prête vie.
    Le petit Poisson et le Pêcheur
  • Si, en dépit de tant de larmes, le monde est une bénédiction, c'est qu'il recommence à chaque instant. La vie n'est qu'une suite de commencements, indéfinis dans le temps.
    Presque rien sur presque tout, éd. Gallimard
  • La beauté…, la beauté… Ce qui compte, voyez-vous, ce n'est ni la beauté ni le bonheur, ni peut-être le malheur. C'est d'avoir fait quelque chose de sa vie et qu'il en reste un parfum dans le souvenir et dans le coeur.
    Tous les hommes en sont fous
  • Nous n'avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu'est la vie. Autant l'éclairer par un peu de beauté, de passion, d'amusement.
  • Nous sommes la proie depuis toujours de deux tentations symétriques et funestes : l'angélisme et le désespoir. Au-delà d'un optimisme et d'un pessimisme également sans fondement, la vie a toujours été et sera toujours une souffrance - et elle est un miracle : elle est une fête en larmes.
    C'était bien - Ed. Gallimard
  • Nous ne sommes pas libres de refuser d'être nés, d'échapper à la mort, d'être un autre que nous-même, de revenir en arrière, de l'emporter sur le temps, de sortir de l'histoire. Mais nous sommes libres d'agir ou de ne rien faire, de choisir la droite ou la gauche, de dire oui ou non, d'accepter ou de refuser, de donner un sens nouveau au passé, d'infléchir l'image que nous nous faisons de nous-même et que nous offrons aux autres, de prévoir dans une certaine mesure et de préparer l'avenir et de forger notre destin. Nous sommes libres en un mot d'être des hommes et des femmes libres.
    Le guide des égarés, éd. Gallimard
  • Si l'univers est le fruit du hasard, si nous ne sommes rien d'autre qu'un assemblage à la va-comme-je-te-pousse de particules périssables, nous n'avons pas la moindre chance d'espérer quoique ce soit après la mort inéluctable. Si Dieu, en revanche, et ce que nous appelons - à tort - son esprit et sa volonté sont à l'origine de l'univers, tout est possible. Même l'invraisemblable. D'un côté, la certitude de l'absurde. De l'autre, la chance du mystère. Beaucoup, tout au long de l'histoire, et surtout de notre temps, ont choisi l'absurde. Avec ses conséquences. Il y a de la grandeur dans ce choix. Du désespoir. De l'orgueil. De la grandeur. Peut-être par tempérament, parce que j'ai aimé le bonheur, parce que je déteste le désespoir, j'ai choisi le mystère.
    Comme un chant d'espérance, éd. Héloïse d'Ormesson
  • Nous sommes la proie depuis toujours de deux tentations symétriques et funestes : l'angélisme et le désespoir. Au-delà d'un optimisme et d'un pessimisme également sans fondement, la vie a toujours été et sera toujours une souffrance - et elle est un miracle : elle est une fête en larmes.
  • C'est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.
  • Vous voilà né. Pour mourir. En attendant, il faut bien vivre. Vivre est une occupation de tous les instants. Une expérience du plus vif intérêt. Une aventure unique. Le plus réussi des romans. Souvent un emmerdement. Trop souvent une souffrance. Parfois, pourquoi pas ? une chance et une grâce. Toujours une surprise et un étonnement à qui il arrive de se changer en stupeur.
    Un Hosanna sans fin, éd. Héloïse d'Ormesson
  • La vie est naturellement une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses.
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