• Les livres : je voudrais m'en passer que je ne le pourrais pas. Je ne soulignerai jamais assez le plaisir que je prends à communiquer avec quelqu'un sans avoir à supporter ses tics, sa présence malodorante ou ses moments d'insignifiance. Je peux, dans les livres, me choisir des amis que je n'aurais jamais eu l'occasion de rencontrer ou qui, trop familiers, perdraient mon amitié. Je peux choisir de communiquer avec une pensée, un style, une langue sans avoir à subir les contraintes physiques de l'environnement social ordinaire. Je peux avoir accès au divertissement ou au génie sans le moindre effort et à peu de frais. Je ne suis jamais seul quand je suis avec Marcel (Proust, évidemment).
    La Culture. Écrits polémiques t.2, éd. PCL
  • Partout où luit la télévision, veille quelqu'un qui ne lit pas.
    Le Monde selon Garp, éd Seuil
  • Désormais les gens lisent à travers Google comme au Moyen Âges on déchiffrait les palimpsestes, sans soupçonner qu'au-dessous, juste avant, il y avait une autre civilisation.
    Le Palimpseste d'Archimède, Albin Michel
  • Avant les gens lisaient, dans les métros, les rues, les plages, les lits, les salles de bain et les cuisines. Les gens apportaient des livres dans les parcs, les jardins, les trains, les bus. Ils lisaient dans les fauteuils, dans les cafés, au coin du feu… avant.
  • J'ai lu comme un fou parce que je me suis cru perdu dans ce monde.
  • La lecture est une partie des devoirs d'un honnête homme.
  • Il faut lire pour s'instruire, pour se corriger et pour se consoler.
  • La lecture plaît à ceux qui ont quelque sympathie avec les grands génies de l'antiquité.
  • La lecture charme les maux, elle console des malheurs.
  • J'aime tellement ce que je ne comprends pas ; quand je lis quelque chose que je ne comprends pas, je sens un doux vertige abyssal.
    Un souffle de vie, éd. des femmes
  • La vie est trop courte pour lire de mauvais livres.
  • Mais si on n'arrive plus à lire, arrive-t-on à être heureux ?
  • Faire du lecteur un complice, un compagnon de route. Le faire coïncider avec l'écriture puisque la lecture abolira le temps du lecteur, et le transportera vers celui de l’auteur.
    Marelle, éd. Gallimard
  • Je me demande, quant à moi, si je parviendrai une bonne fois à faire comprendre que le véritable et l'unique personnage qui m'intéresse c'est le lecteur, dans la mesure où un peu de ce que j'écris devrait contribuer à le modifier, à le faire changer de position, à le dépayser, à l'aliéner.
    Marelle, éd. Gallimard
  • Quand j'ai envie d'un livre, je l'achète ; si je veux être sûr de le lire, je l'emprunte.
    Le mot du silencieux, Fides
  • «
  • 1
  • ...
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • »