• [...] la machine à voyager dans le temps existe. C'est la magie. Et la magie existe bien. Dans les mots.
    Le sang du temps (Préface), éd. Michel Lafon
  • Chaque page tournée est un pas vers un nouveau monde.
  • Un bon livre Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d’avoir terminé.
    La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, éd. de Fallois/L'Âge d'Homme
  • Dans l'Antiquité et au Moyen Âge, la lecture était nécessairement une lecture à haute voix.
    La Galaxie Gutenberg (1962)
  • Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit.
    Le vieil homme sur la barque, éd. Naïve
  • Je pense que pour être certain d'être lu et relu, je devrais écrire mes romans sur les paquets de corn-flakes.
    Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable, éd. Le Castor Astral
  • On ne lit pas seulement des phrases. On lit tout ce qui, entre les mots, vibre, dans les espaces vierges, les marges blanches. Qu'y a-t-il de plus intime que la lecture ? Ce chuchotement qui nous atteint au plus profond de nous, comme si, tout autour, une nuit accidentelle, était tombée sur le monde et l'avait rendu silencieux. Soudain il n'y a plus rien. Il n'y a plus que ce texte, qui résonne en nous.
    Un temps fou, éd. Stock
  • Nous lisons parce que, même si lire n'est pas indispensable pour vivre, la vie est plus aisée, plus claire, plus ample pour ceux qui lisent que pour ceux qui ne lisent pas.
  • L'exercice jamais clos de la lecture demeure le lieu par excellence de l'apprentissage de soi et de l'autre, découverte non d'une personnalité forme mais d'une identité obstinément en devenir.
    La Littérature, pour quoi faire ?, éd. Collège de France/Fayard
  • L'encre invisible est ce qui réside sous, entre et hors les lignes, et reste caché jusqu'à ce que le bon lecteur le découvre. Par « bon » lecteur, je sous-entends que certains livres ne sont à l'évidence pas fait pour tous les lecteurs. Il est possible d'admirer Proust sans pour autant se retrouver impliqué d'un point de vue intellectuel ou affectif. Même un lecteur qui aime le livre peut ne pas être celui qui l'aime le mieux ou comme il faut. Le lecteur « fait pour » le livre est celui qui est en harmonie avec l'encre invisible.
    « Encre invisible ». Conférence à l'Université de Princeton, 11 mars 2011
  • Écrire et lire, pour un écrivain, ce n'est guère distinct. Chaque activité exige d'être vigilant et disponible à une beauté inattendue, à la complexité ou à la simple élégance de l'imagination de l'auteur, au monde évoqué par cette imagination. Chacune exige d'être attentif aux endroits où l'imagination se sabote elle-même, verrouille ses portails, pollue sa vision.
    Playing in the Dark : blancheur et imagination littéraire (1992), éd. 10-18
  • Peut-être que la lecture est plutôt un acte d'imprégnation, au cours duquel la conscience absorbe tout à fond, mais par osmose si imperceptible qu'elle n'est pas consciente du processus.
    Amnésie littéraire
  • À quoi bon lire, à quoi bon par exemple lire ce livre, quand je sais bien qu'au bout de très peu de temps il ne m'en restera pas même l'ombre d'un souvenir ? À quoi bon faire quoi que ce soit, si tout s'effrite et retourne au néant ?
    Amnésie littéraire
  • Pour bien comprendre quelqu'un, c'est mieux de lire, par-dessus son épaule, les livres qu'il lit.
    L'art presque perdu de ne rien faire, éd. Boréal
  • Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit.