Patrick Süskind, né le 26 mars 1949, est un écrivain et scénariste allemand. Fils d'un écrivain, il étudie l'histoire et la littérature à Munich et Aix-en-Provence. En 1985, il connaît un succès international avec son premier roman Le Parfum, qui raconte l'histoire d'un meurtrier doté d'un odorat exceptionnel dans la France du XVIIIe siècle. Ce livre, traduit en plus de 40 langues, s'est vendu à des millions d'exemplaires. Parmi ses autres œuvres notables figurent la pièce La Contrebasse (1981), les récits Le Pigeon (1987) et L'Histoire de Monsieur Sommer (1991). Patrick Süskind est également connu pour ses scénarios, notamment la série télévisée allemande Monaco Franze et le film Rossini.
  • La marche apaise. La marche recèle une énergie bénéfique.
    Le Pigeon, éd. Fayard
  • Il n'en faut pas beaucoup pour indigner les Français. Dès qu'une idée de révolte germe quelque part, on sait bien que les Français l'adoptent.
    La Contrebasse
  • [...] entre l'amour physique et le ridicule il n'y a qu'un pas [...]
    La Contrebasse, éd. Livre de Poche
  • Vous savez, une belle voix est intelligente par elle-même, même si la femme est idiote, je trouve; c'est ce qu'il y a d'affreux, dans la musique.
    La Contrebasse, éd. Livre de Poche
  • L'ignorance n'a rien de honteux, la plupart des hommes voient en elle le bonheur. Et, de fait, elle est le seul bonheur possible en ce monde. Ne le rejette pas à la légère !
    Le Testament de maître Mussard (nouvelle), éd. Mille et une nuits
  • Peut-être que la lecture est plutôt un acte d'imprégnation, au cours duquel la conscience absorbe tout à fond, mais par osmose si imperceptible qu'elle n'est pas consciente du processus.
    Amnésie littéraire
  • [...] définir, ce n'est pas généraliser, c'est au contraire délimiter et distinguer par rapport au général.
    Sur l'amour et la mort, éd. Fayard
  • L'amour se paie toujours par la perte de la raison, par l'abandon de soi et par la mise sous tutelle qui en résulte. Cela débouche, dans les cas anodins, sur le ridicule et, dans le pire des cas, sur la catastrophe politique mondiale.
    Sur l'amour et la mort, éd. Fayard
  • Jésus était un prédicateur fanatique, il ne voulait pas convaincre, il entendait qu'on le suive, et sans condition. Ses propos sont émaillés d'ordres, de menaces et de cette formule récurrente et apodictique : « Mais en vérité je vous le dis... » C'est ainsi que parlent, à toutes les époques, ceux qui prétendent aimer et sauver non point un être humain, mais l'humanité.
    Sur l'amour et la mort, éd. Fayard
  • Vous voyez, c'est souvent comme ça. Les meilleures choses sont éliminées, parce que la marche du temps leur est contraire. Le temps marche en écrasant tout sur son passage.
  • À quoi bon lire, à quoi bon par exemple lire ce livre, quand je sais bien qu'au bout de très peu de temps il ne m'en restera pas même l'ombre d'un souvenir ? À quoi bon faire quoi que ce soit, si tout s'effrite et retourne au néant ?
    Amnésie littéraire
  • Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs.
    Le parfum, éd. Fayard
  • Les meilleures choses sont éliminées, parce que la marche du temps leur est contraire. Le temps marche en écrasant tout sur son passage.
  • L'ignorance n'a rien de honteux, la plupart des hommes voient en elle le bonheur. Et, de fait, elle est le seul bonheur possible en ce monde.
  • Une contrebasse, c'est plutôt, comment dire, un embarras qu'un instrument.
    La Contrebasse, éd. Livre de Poche