J. M. G. Le Clézio pour Jean-Marie Gustave Le Clézio, né le 13 avril 1940, est un écrivain français, lauréat du Prix Renaudot en 1963 pour Le Procès-verbal et Prix Nobel de littérature en 2008.
  • J'aime la gaité simple de l'enfance. Ceux que la vie étonne, que la vie surprend, et qui s'amusent du monde, ceux-là aussi ont la vertu.
    L'Inconnu sur la terre, éd. Gallimard
  • J'aime le sourire sur le visage des femmes. Il n'y a pas d'expression plus belle. Il n'y a rien de plus vrai sur le visage humain, rien de plus doux, de plus harmonieux dans la personne humaine. Le sourire vient du plus profond de l'être…
    L'Inconnu sur la terre, éd. Gallimard
  • Je veux écrire pour être du côté des animaux et des enfants, du côté de ceux qui voient le monde tel qu'il est, qui connaissent toute sa beauté.
    L'Inconnu sur la terre, éd. Gallimard
  • Un souvenir volé à travers les interstices d'une porte a une force autrement plus réelle et durable que les images d'un film.
    Chanson bretonne, éd. Gallimard
  • Les vrais livres sont magiques. Ils viennent de l'autre bout du temps, denses, pareils à des stèles.
  • [...] écrire, c'est vivre d'autres vies, ajouter des vies à la belle vie, qui n'est plus si courte que ça...
    Le Point, nº 2041, 27 Octobre 2011
  • La fonction d'un musée devrait être non pas de nous montrer des choses, mais de nous faire voir par elles, de nous mesurer aux objets exposés.
    Le Point, nº 2041, 27 Octobre 2011
  • Il y a toujours une vérité cachée dans un mensonge.
    La Grande Librairie, 29 mars 2018
  • L'artiste est celui qui nous montre du doigt une parcelle du monde.
  • Le mouvement est facile à affoler. L'équilibre est facile à détruire.
  • Vivre, c'est connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir.
    L'Inconnu sur la terre, éd. Gallimard
  • Je crois que tout est contenu dans l'écriture, alors que tout n'est peut-être pas contenu dans la photographie, le cinéma, la sculpture. Il manque toujours quelque chose. Dans l'écriture, tout y est.
  • L'écriture me donne le sentiment d'ajouter des jours à ma vie.
  • Une île, c'est toujours la dernière borne avant l'infini. C'est toujours l'étrangeté. C'est la mer, alliée à l'étrangeté. On dit insulaire pour qualifier l'appartenance, mais l'insularité, au fond, qu'est-ce que c'est ? C'est le lancinant désir de sortir de l'île, à quoi tout l'horizon invite, de quelque côté qu'on se tourne.
  • Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !