John Steinbeck, né John Ernst Steinbeck, Jr. (27 février 1902 - 20 décembre 1968), est un écrivain américain, prix Nobel de littérature en 1962. Plusieurs de ses œuvres sont devenues des classiques de la littérature : Tortilla Flat (1935), Des souris et des hommes (1937), Rue de la sardine (1945), À l'est d'Éden (1952).
  • Quand on est dans le besoin, qu'on a des ennuis ou de la misère, c'est aux pauvres gens qu'il faut s'adresser. C'est eux qui vous viendront en aide, eux seuls…
    Les Raisins de la colère (1939)
  • Les choses que nous admirons le plus dans l'humain : la bonté, la générosité, l'honnêteté, la droiture, la sensibilité et la compréhension, ne sont que des éléments de faillite, dans le système où nous vivons. Et les traites que nous détestons : la dureté, l'âpreté, la méchanceté, l'égoïsme, l'intérêt purement personnel sont les éléments mêmes du succès. L'homme admire les vertus des uns et chérit les actions des autres.
    Des souris et des hommes, éd. Gallimard
  • La répression n'a pour effet que d'affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s'exerce et de cimenter leur solidarité.
    Les Raisins de la colère (1939)
  • Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus le fruit exclusif de la production standardisée, ce sera le tour de notre pensée. Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée.
  • Sous sa carapace de lâcheté, l'homme aspire à la bonté et veut être aimé. S'il prend le chemin du vice, c'est qu'il a cru prendre un raccourci qui le mènerait à l'amour.
  • De tous les animaux de la création, l'homme est le seul qui boit sans soif, qui mange sans avoir faim, et qui parle sans avoir quelque chose à dire.
  • La guerre est un symptôme de l'échec de l'homme en tant qu'animal pensant.
  • L'esprit libre et curieux de l'homme est ce qui a le plus de prix au monde.
  • La notion de temps passé est une chose étrange et parfois contradictoire. Il serait raisonnable de supposer que des années passées dans la routine ou que nul événement n'a égayées paraissent interminables. Il devrait en être ainsi, mais cela n'est pas. Ce sont les années mornes qui ne laissent pas de traces. Une période d'action où s'inscrivent les blessures du drame ou les craquelures de la joie, laissent une impression de temps dans la mémoire, car il faut du temps pour se remémorer ce qui a marqué cette période. Les événements servent de points de repère pour la mémoire. D'un point à l'autre, il y a du temps passé. De rien à rien, il n'y a qu'un espace vide.
    À l'est d'Éden, éd. Livre de Poche
  • On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce que l'on a.
  • un peu d'amour, c'est comme un peu de bon vin... Trop de l'un ou trop de l'autre rendent un homme malade.