Citations de Albert Camus

Albert Camus
Albert Camus ( - ) est un écrivain, dramaturge, essayiste et philosophe français. Il a aussi été un journaliste militant engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l'après-guerre.

" Littérature. Se méfier de ce mot. Ne pas le prononcer trop vite. Si l'on ôtait la littérature chez les grands écrivains on ôterait ce qui probablement leur est le plus personnel. Littérature = nostalgie. "

Carnets II, 1942-1951, éd. Gallimard

" Dans l'attachement d'un homme à sa vie, il y a quelque chose de plus fort que toutes les misères du monde. Le jugement du corps vaut bien celui de l'esprit... "

Le Mythe de Sisyphe, éd. Gallimard

" Notre Europe est une aventure commune que nous continuerons de faire, malgré vous, dans le vent de l'intelligence. "

Lettre à un ami allemand

" Pourquoi suis-je un artiste et non un philosophe ? C'est que je pense selon les mots et non selon les idées. "

Carnets, II, 1942-1951, éd. Gallimard

" Il est toujours aisé d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout. "

" Toute vie dirigée vers l'argent est une mort. La renaissance est dans le désintéressement. "

" Les doutes, c'est ce que nous avons de plus intime. "

" Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime. "

" Un destin n'est pas une punition. "

" Le naturel n'est pas une vertu qu'on a : elle s'acquiert. "

Carnets III (1951-1959), ed. Gallimard

" Il n'y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit. "

Le Mythe de Sisyphe, éd. Gallimard

" Le mépris des hommes est souvent la marque d'un cœur vulgaire. "

" Dans un monde d'une absurdité apparemment si épaisse, il faudra bien arriver à une plus grande compréhension des hommes entre eux, à une plus grande sincérité. "

Nouvelles Littéraires, 1945

" Nous sommes décidés à supprimer la politique pour le remplacer par la morale. C'est ce que nous appelons une révolution. "

Journal Combat, 25 août 1944

" Le bonheur ça existe, ça compte ; pourquoi le refuser ? En l'acceptant on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux. "

" La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée. "

Carnets, III, (1951-1959), éd. Gallimard