• La question en France n'est plus aujourd'hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre.
    Le Soir-Républicain, article censuré du 25/11/1939
  • Nous mangeons du mensonge à longueur de journée, grâce à une presse qui est la honte de ce pays. Toute pensée, toute définition qui risque d'ajouter à ce mensonge ou de l'entretenir est aujourd'hui impardonnable.
    Actuelles I, chroniques 1944-1948
  • Un pays vaut souvent ce que vaut sa presse : l'énergie plutôt que la haine, la pure objectivité et non la rhétorique, l'humanité et non la médiocrité.
    Combat : éditorial (extrait) du 1er septembre 1944
  • Il est difficile aujourd'hui d'évoquer la liberté de la presse sans être taxé d'extravagance. Pourtant cette liberté parmi d'autres n'est qu'un des visages de la liberté tout court et l'on comprendra notre obstination à la défendre.
    Le Soir-Républicain, article censuré du 25 novembre 1939
  • Un journal , c'est la conscience d'une Nation.
  • En matière de presse, il n'y a pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu'assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu'elle fait naître. Vouloir obtenir les uns en échappant aux autres, c'est se livrer à l'une de ces illusions dont se bercent d'ordinaire les nations malades... qui cherchent les moyens de faire coexister à la fois, sur le même sol, des opinions ennemies et des principes contraires.
    De la démocratie en Amérique (1835)
  • Les journalistes sont des avocats qui écrivent.
  • Les journaux sont les chemins de fer du mensonge.
  • Recevoir un grand nombre de journalistes est un plaisir. Un petit nombre un ennui. Un seul d'entre eux : un supplice.
  • La liberté de la presse présente des inconvénients. Mais moins que l'absence de liberté.
  • Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
  • Lire certains articles dans les journaux, c'est du temps perdu. Autant bâiller aux corneilles que de se nourrir de toutes les turpitudes quotidiennes qui sont la pâture des imbéciles.
    Lettre à Louise Colet, 8 février 1852
  • La presse est une école d'abrutissement parce qu'elle dispense de penser.
    Correspondance
  • Je redoute trois journaux plus que 100.000 baïonnettes.
  • Notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue.