• Vive la « civilisation de l'image » s'il s'agit d'images produites par notre propre imagination ! Mais méfions-nous de la « civilisation des images » lorsque ces images sont semblables à des produits surgelés fabriqués par d'autres et reçues passivement.
    Petite philosophie à l'usage des non-philosophes - Ed. Calmann-Lévy
  • Aucun journaliste ne sait plus ce qu’est une bonne nouvelle.
  • Parfois la médiatisation d'un fait est déjà une mise en fiction.
  • Cette manière d'élever le journalisme à la hauteur d'un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu'ils ont du talent.
  • La culture n'est qu'une longue interrogation, les médias ont une réponse rapide à tout ; la culture est la gardienne de la mémoire, les médias sont les chasseurs de l'actualité.
  • Cinéma, radio, télévision, magazines sont une école d'inattention : on regarde sans voir, on écoute sans entendre.
    Notes sur le cinématographe
  • Il y a dans nos sociétés un système de mise en condition des êtres humains qui nuit à la réflexion. Si on se laisse domestiquer par la presse, la publicité et la télévision, on perd tout recul face au monde.
    Terre et ciel - Ed. Actes Sud
  • L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large.
  • Les journalistes sont de grands enfants. Ils posent de grandes questions et se contentent de toutes petites réponses.
  • Et le contraste est saisissant entre la morosité de notre vie et l'allure trépidante des images et des médias : le train rapide du monde accentue le train-train de mon existence. Tout bruit d'exploits et de drames et ma vie est si plate. C'est un étrange paradoxe qui veut que la banalité vienne à nous sous les traits du désordre et que l'asthénie s'impose sous le masque de la vitesse et du tourbillon.
    L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur, éd. Grasset
  • Depuis que toutes les chaînes se livrent cette bataille de l'audimat, parler de l'intelligence à la télé c'est comme si on distribuait des guides gastronomiques au Sahel.
  • Le but du journalisme n'est ni de déplaire ni de complaire. C'est de remuer la plume dans la plaie. La plume, et aujourd'hui le micro et la caméra.
  • La radio touche les gens dans leur intimité. C'est une relation de personne à personne, qui ouvre tout un monde de communication tacite entre l'auteur-speaker et l'auditeur. Des profondeurs subliminales de la radio surgit l'écho résonnant des trompes tribales et des tambours antiques.
  • L'enfant très jeune est comme le primitif : ses cinq sens sont utilisés et ont trouvé un équilibre. Mais les technologies changent cet équilibre ainsi que les sociétés. L'éducation développe un sens en particulier. Hier c'était la vue, par l'alphabet et l'imprimerie. Depuis plusieurs décennies, c'est l'ouïe. Et désormais, c'est notre système nerveux central. Video-Boy a été élevé par la télévision. Sa perception est programmée autrement, par un autre média.
  • La nouvelle interdépendance électronique recrée le monde à l'image d'un village global.
    La Galaxie Gutenberg (1962)