Amin Maalouf, né le 25 février 1949, est un écrivain franco-libanais, Prix Goncourt en 1993 pour Le Rocher de Tanios. Depuis 2011, il est membre de l'Académie française.
  • Si les hommes et les femmes pouvaient parler ouvertement de leurs relations, de leurs sentiments, de leurs corps, l'humanité entière serait plus épanouie, plus créatrice.
  • La poésie a beaucoup perdu de son aura dans la plupart des sociétés humaines. Mon père me racontait que lorsqu'un auteur composait un beau poème, les quotidiens de Beyrouth le publiaient en première page pour que tout le monde le lise et le commente.
  • Nous ne sommes pas des invités sur cette planète, elle nous appartient autant que nous lui appartenons, son passé nous appartient, de même que son avenir.
  • Les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ?
    Le Premier Siècle après Béatrice, éd. Grasset
  • Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m’amputais de moi-même ?
    Les Identités meurtrières, éd. Grasset
  • J'aurais dû avoir deux cœurs, le premier insensible, le second constamment amoureux, j'aurais confié ce dernier à celles pour qui il bat et avec l'autre j'aurais vécu heureux.
  • On parle souvent de l'enchantement des livres. On ne dit pas assez qu'il est double. Il y a l'enchantement de les lire et il y a celui d'en parler.
    Les Désorientés, éd. Grasset
  • Un argument se discute, une superstition ne se discute pas.
    Le Périple de Baldassare, éd. Grasset
  • L'amour est toujours une intrusion. Le hasard se fait chair, la passion se fait raison.
    Le Périple de Baldassare, éd. Grasset
  • Se mentir à soi-même est parfois l'irremplaçable passerelle pour enjamber les malheurs…
    Le Périple de Baldassare, éd. Grasset
  • Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale.
    Le Périple de Baldassare, éd. Grasset
  • Soit nous saurons bâtir en un siècle une civilisation commune à laquelle chacun puisse s'identifier, soudée par les mêmes valeurs universelles, guidée par une foi puissante en l'aventure humaine et enrichie de toutes nos diversités culturelles, soit nous sombrerons ensemble dans une commune barbarie.
    Le dérèglement du monde, éd. Grasset
  • Il faudrait faire en sorte que personne ne se sente exclu de la civilisation commune qui est en train de naître, que chacun puisse y retrouver sa langue identitaire, et certains symboles de sa culture propre, que chacun, là encore, puisse s'identifier, ne serait-ce qu'un peu, à ce qu'il voit émerger dans le monde qui l'entoure, au lieu de chercher refuge dans un passé idéalisé.
    Les Identités meurtrières, éd. Grasset
  • Chacun d'entre nous devrait être encouragé à assumer sa propre diversité, à concevoir son identité comme étant la somme de ses diverses appartenances, au lieu de la confondre avec une seule, érigée en appartenance suprême, et en instrument d'exclusion, parfois en instrument de guerre.
    Les Identités meurtrières, éd. Grasset
  • Ce qui est sacré, dans la démocratie, ce sont les valeurs, pas les mécanismes. Ce qui doit être respecté, absolument et sans la moindre concession, c'est la dignité des êtres humains, de tous les êtres humains, femmes, hommes et enfants, quelles que soient leurs croyances ou leur couleur, et quelle que soit leur importance numérique ; le mode de scrutin doit être adapté à cette exigence.
    Les Identités meurtrières, éd. Grasset
  • 1
  • 2
  • 3
  • »