Érik Orsenna, de son vrai nom Éric Arnoult, est né le 22 mars 1947. Écrivain français, il reçoit le prix Goncourt et le prix Goncourt des lycéens en 1988 pour L'Exposition coloniale. Il est élu à l'Académie française le 28 mai 1998.
  • Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.
  • La vie est la seule carrière qui m'intéresse.
  • Lire ressemble à regarder l'horizon. D'abord, on ne voit qu'une ligne noire. Puis, on voit des mondes.
    L'Entreprise des Indes, éd. Stock
  • La pauvreté n'a pas de limite : on trouve toujours quelqu'un de plus pauvre que les pauvres.
    L'avenir de l'eau, éd. Fayard
  • La nature a souvent de ces tranquillités ou de ces indifférences qui font honte aux agitations des hommes.
    L'avenir de l'eau, éd. Fayard
  • Vous savez que le mot « curieux » vient du mot latin « cura » : prendre soin. Soyons fier de notre défaut, être curieux, c'est prendre soin. Soin du monde et de ses habitants.
  • La culture, c'est la possibilité d'être plus grand que nous sommes.
    La Grande Librairie, 13 mars 2019
  • La lecture, c'est d'abord la liberté.
    La Grande Librairie, 13 mars 2019
  • La lecture nous agrandit, la lecture nous enchante.
    La Grande Librairie, 13 mars 2019
  • Tout jardin est, d'abord l'apprentissage du temps, du temps qu'il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons.
  • Le jardin, c'est de la philosophie rendue visible.
  • Apprendre contraint à respecter ceux qui en savent plus que vous.
  • Les traducteurs sont des corsaires. […] Quel est le travail du corsaire ? Quand un bateau étranger lui plaît, il l'arraisonne. Jette l'équipage à la mer et le remplace par des amis. Puis hisse les couleurs nationales au sommet du plus haut mât. Ainsi fait le traducteur. Il capture un livre, en change tout le langage et le baptise français. Vous n'avez jamais pensé que les livres étaient des bateaux et les mots leur équipage ?
    Deux étés, éd. Fayard