Fatou Diome, née en 1968, est une femme de lettres franco-sénégalaise. Crédit photo : G. Garitan
  • Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité.
  • Le jardin le plus fertile au monde est un cerveau d'enfant. Il suffit d'y semer un mot pour y voir verdoyer une forêt de songes.
  • Malheureux celui qui lit sa gloire dans le regard versatile du public.
  • Grandir, devenir adulte, c'est ne plus courir à la recherche d'un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c'est, au lieu de s'enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
  • Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Sur la ligne tremblante de l'existence.
    Le ventre de l'Atlantique, éd. Anne Carrière
  • Le chasseur solitaire est le seul à connaître le prix que lui a coûté son gibier.
  • La part de l'autre dans notre existence, c'est le rond point qui empêche le carambolage intellectuel.
    Inassouvies, nos vies, éd. Flammarion
  • Le français est une lame étincelante et, comme toute lame, c'est là où elle se fait fine qu'elle tranche.
    Inassouvies, nos vies, éd. Flammarion
  • Le refus de vieillir, ce n'est pas seulement l'obstination à garder un corps jeune, c'est parfois une mentalité inapte à maturation.
    Inassouvies, nos vies, éd. Flammarion
  • Combien d’années de contorsion nous faut-il endurer, avant de réussir à ajuster l'image que les autres attendent de nous à la personne que nous portons au fond de nous ?
  • Un pays, s'il n'accorde pas aux femmes la place qu'elles méritent, n'a pas des fils, mais des despotes.