Laurence Tardieu, née le 14 décembre 1972, est une romancière française. Crédit photo : Thesupermat
  • Genre : Femme
  • Nationalité : Français
  • Profession, récompense : Écrivaine
  • Date de naissance : 14 décembre 1972
  • J'ai songé que la vie, c'est un peu comme l'écriture, on ne trouve jamais ce qu'on cherche, on trouve autre chose, et c'est cette autre chose, surprenante, mystérieuse, troublante, qui en fait la beauté.
    Rêve d'amour, éd. Stock
  • L'éternité n'est pas dans le temps, elle est dans la profondeur. Dans son vertige.
  • On a besoin, au cours de ce cheminement intérieur, de se remémorer les moments heureux, pour ne pas douter d'avoir aimé, d'avoir été aimé. Se souvenir, c'est ça aussi : être certain d'avoir été en vie.
  • Je ne savais pas que la douleur éloignait tant des autres.
  • Ce qui se passe entre nous n'a pas besoin de mots pour se dire. Ce qui se passe entre nous dévore tous les mots.
  • L'écriture, comme l'amour, permet de tout oublier. L'écriture, comme l'amour, permet de renaître.
  • On ne lit pas seulement des phrases. On lit tout ce qui, entre les mots, vibre, dans les espaces vierges, les marges blanches. Qu'y a-t-il de plus intime que la lecture ? Ce chuchotement qui nous atteint au plus profond de nous, comme si, tout autour, une nuit accidentelle, était tombée sur le monde et l'avait rendu silencieux. Soudain il n'y a plus rien. Il n'y a plus que ce texte, qui résonne en nous.
    Un temps fou, éd. Stock
  • Durant des années le temps paraît linéaire, malgré les écueils, les soubresauts, les détours. Jusqu'au jour où une chute plus profonde fait voler en éclats les moindres repères.
    Le Jugement de Léa, éd. Arléa
  • L'homme croit aux miracles. Même dans les circonstances les plus dramatiques, il croit encore qu'il peut s'en sortir. C'est sans doute pour ça qu'il parvient à tenir debout dans l'enfer.
    Puisque rien ne dur, éd. Stock
  • Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu'on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu'on appelle le bonheur.
    Rêve d'amour, éd. Stock
  • Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d'un doigt, lentement d'abord, puis dans un baiser, passionnément. S'embrasser. S'étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.
    Un temps fou, éd. Stock
  • L'écriture, comme l'amour, n'a de sens que si l'on accepte de perdre pied. De quitter le rivage. Quitter la terre ferme, s'enfoncer dans l'eau du fleuve, se laisser emporter. Bien sûr, il y a un risque à prendre : en amour, comme en écriture, on peut y laisser sa peau.
    L'Écriture et la Vie, éd. des Busclats
  • [...] il y a des rencontres qui sauvent. Elles vous saisissent au corps, elles vous soulèvent du sol auquel vous êtes englué, elles vous font passer de la nuit à la lumière.
    Une vie à soi, éd. Flammarion
  • C'est à chacun de trouver sa colonne vertébrale. Pour moi, ça a été l'écriture [...] Je ne peux pas vivre sans écrire [...] La vie est éminemment brève. A nous de trouver les mots pour toucher l'éternité [...] Sans les livres, sans l'écriture, j'aurais glissé [...] C'est la chance de ma vie.
    La Grande Table de France Culture, 2019
  • Ce qui est violent, ce n'est pas le temps qui passe, c'est l'effacement des sentiments et des émotions. Comme s'ils n'avaient jamais existé.