• La croyance à la nécessité même de la mort n'est peut-être qu'une de ces nombreuses illusions que nous nous sommes créées pour nous rendre supportable le fardeau de l'existence.
  • Je trouvais d'autant plus affreux de mourir que je ne voyais pas de raison de vivre.
  • Il n'y a pas de mort naturelle : rien de ce qui arrive à l'homme n'est jamais naturel puisque sa présence met le monde en question. Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s'il la connaît et y consent, une violence indue.
    Une mort très douce, éd. Gallimard
  • Mort. Etat instantané, sans passé ni avenir. Indispensable pour l'accès à l'éternité.
    La Pesanteur et la grâce, Ed. Plon
  • On meurt pour ce qui est fort, non pour celui qui est faible. Mourir pour ce qui est fort fait perdre à la mort son amertume.
  • Dans le monde des corps, il est de règle qu'on puisse périr de la main d'un autre, mais au spirituel on ne peut périr que par soi-même.
    Journal
  • La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort ; et la sagesse n'est point la méditation de la mort mais de la vie.
  • Lorsque vous êtes confronté à la possibilité d'une mort précoce, vous vous rendez compte que la vie vaut la peine d'être vécue et qu'il y a beaucoup de choses que vous voulez faire.
    Discours de l'Union, Université de Cambridge, 2017
  • Qui sait mourir n'a plus de maître.
    Poésies
  • Le drame en Occident est plutôt l'occultation de la mort. Depuis que la population de l'Europe est devenue urbaine, c'est l'institution hospitalière qui recueille le dernier soupir du défunt et non plus ses proches.
  • La mort, c'est la fin d'un monologue.
  • La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
    Réflexion et Maximes
  • Les morts, ce sont les cœurs qui t'aimaient autrefois.
  • Les habits de deuil ont beau s'user et blanchir, le cœur reste noir.
  • La beauté de la mort, c'est la présence. Présence inexprimable des âmes aimées, souriant à nos yeux en larmes. L'être pleuré est disparu, non parti. Nous n'apercevons plus son doux visage ; nous nous sentons sous ses ailes. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.
    Discours sur la tombe d'Émilie de Putro
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