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Le bivouac est un luxe qui rend difficilement supportables, plus tard, les nuits dans les palaces.
Le bivouac est un luxe qui rend difficilement supportables, plus tard, les nuits dans les palaces.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
[...] vivre ainsi, à l'écart des grandes voies, ne garantissait ni le confort, ni l'équilibre psychique mais permettait d'échapper au pire : les coups de téléphone et la queue dans les magasins, c'est-à-dire la défaite du temps et de l'espace.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Une vie est réussie quand elle n'est faite que de verbes d'action.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Les bois : dernier endroit du monde où remontent à la surface de nos âmes perdues les vieilles terreurs et les nouveaux élans.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Quelle que soit la direction prise, marcher conduit à l'essentiel.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Pour bien vagabonder, il faut peu de choses : un terrain propice et un état d'esprit juste, mélange d'humeur joyeuse et de détestation envers l'ordre établi.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Plus la science progresse et plus la lisière de la connaissance s'éloigne.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Celui qui choisit la route comme ligne de vie doit préférer regarder la lumière par la fenêtre plutôt que l'obscurité au fond de son puits.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Un voyageur digne de ce nom ne peut s'intéresser à lui-même et cherche hors de soi matière à l'émerveillement. Pourquoi partir si c'est pour faire le tour de soi ? La mosaïque du monde est riche de tant de carrés, comment perdre du temps sur son misérable tas de secrets intérieurs ?Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Le propre des voyants est de ne jamais se satisfaire de ce dont leurs yeux se contentent.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
Quand le corps avance, l'esprit a tout le loisir de se pencher sur le parapet des souvenirs, de se livrer à la contemplation, de réfléchir au monde et de rêver, peut-être.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
[...] le nomadisme est la meilleure réponse à l'échappée du tempsSur les chemins noirs, éd. Gallimard
Grâce à la route, je me suis mis en marche, grâce à la marche, je me maintiens en mouvement et, paradoxalement, c'est quand j'avance, devant moi, que tout s'arrête : le temps et l'obscure inquiétude de ne pas le maîtriser.Sur les chemins noirs, éd. Gallimard
L'être humain est pathétiquement touchant. Il porte toujours sur les autres la lucidité qu'il ne possède pas à l'égard de lui-même.
J'aime les mots d'auteur. Ils sont comme les arbres au bord d'une route. Ils se tiennent là, plantés, sur le côté de notre chemin intérieur.Géographie de l'instant