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Écrivez des niaiseries, on dira qu'elles donnent bien la mesure de votre esprit ; exprimez des pensées profondes, on dira qu'elles ne sont pas de vous.
Écrivez des niaiseries, on dira qu'elles donnent bien la mesure de votre esprit ; exprimez des pensées profondes, on dira qu'elles ne sont pas de vous.Feuilles Volantes, éd. La Tribune
La Fontaine, c'est une pure liberté au milieu de la contrainte, une pure invention au milieu de la rigueur, une pure subversion au milieu d'une exquise courtoisie. une pure anarchie au milieu d'un super ordre. La Fontaine, c'est le patron !Conversations françaises, éd. du Cerf
Fuyez donc les grands thèmes pour ceux que vous offre votre propre quotidien ; dites vos tristesses et vos désirs, vos idées fugitives et votre foi en une beauté, quelle qu'elle soit – dites tout cela avec une sincérité profonde, sereine, humble et, pour vous exprimer, utilisez les choses qui vous entourent, les images de vos songes et les objets de vos souvenirs. Si votre quotidien vous semble pauvre, ne l'accusez pas ; accusez- vous vous même, dites-vous que vous n'êtes pas assez poète pour en évoquer les richesse ; car pour le créateur il n'est pas de pauvreté ni de lieu pauvre et indifférent. Et seriez-vous vous-même dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucun des bruits de ce monde, ne vous resterait-il pas votre enfance, cette richesse exquise, royale, ce Trésor de souvenirs ? C'est vers ce domaine qu'il vous faut vous tourner avec application.
On peut écrire dans le bruit. Mais on ne peut guère se relire que dans le silence.Pour une dame qui voudrait penser à autre chose, éd. Charpentier et Fasquelle
L'écriture est sans doute l'invention la plus importante de l'humanité, car elle permet de créer des liens entre des personnes différentes, citoyens d'époques lointaines, qui ne se sont jamais rencontrées.Cosmos, éd. Random House
Mon conseil aux écrivains ? Lancez-vous, tout simplement. On peut toujours corriger les passages ratés. En revanche, on ne peut pas corriger ce qui n'est pas écrit.The Guardian, 8 septembre 2022
Quand j'ai commencé à écrire des chansons, ma mère était vraiment impressionnée par ma façon d'écrire, par le fait que j'écrivais ces chansons à un si jeune âge. Et elle me disait : « Oh ma chérie, va chercher ta guitare. Je veux que tu les chantes. » Et elle disait aux gens : « Je veux que vous écoutiez cette chanson que cette petite a écrite. » Alors je me suis dit : « Ouh là, je suis vraiment au centre de l'attention maintenant ! » Je pense donc que ça m'a en quelque sorte encouragée. Mais j'aimais aussi beaucoup le son de cette musique. J'aimais le son des instruments. J'aimais pouvoir créer quelque chose, et ça me donnait un petit espace, un petit monde à moi où je pouvais simplement vivre et laisser libre cours à ma créativité.Dolly Parton : Tirer le meilleur parti de tout – CBS News (1er septembre 2019)
Je ne peux rien écrire de ce que je comprends trop bien. Si je sais ce que quelque chose signifie pour moi, si j'en ai déjà tiré toutes les conclusions en tant qu'expérience, je ne peux pas l'écrire car cela ressemble à une histoire déjà racontée. Je dois me surprendre moi-même, et c'est bien sûr une manière très coûteuse de procéder, car on peut se retrouver dans une impasse...« L'état du théâtre », une interview de Henry Brandon dans le numéro 221 de Harpers (novembre 1960)
Tout est géographie, dans mes livres. La psychologie, l'histoire, sont des géographies. Et l'écriture est très porche pour moi d'un exercice zen, d'un « rien faire » où le moi psychologique est évacué. Écrire c'est être absent à soi même, c'est résonner, être poreux au monde, posé là.Entretien réalisé par Amy Concannon et Kerry Sweeney à propos du roman White, mars 2004
L'attente est l'état originel de l'écriture ; l'atermoiement, son état de naissance.
De manière plus générale, la sorcellerie a toujours exercé une influence évidente sur mon écriture. J'ai été nourrie de ça. Mon arrière-grand-mère faisait tourner les tables, ma grand-mère voyait des fantômes et entretenait avec eux une familiarité déroutante. C'est ce que je retrouve en Afrique : la présence des esprits, et les récits très concrets qui les entourent : les fantômes laissent des traces dans le sable, boivent dans votre verre… Ce sont des fantômes du quotidien. Ils sont aussi porteurs de phrases, de messages, d'une parole presque psychanalytique qui peut bouleverser une famille.Vanity Fair, n°2 août 2013