• Il existe quelques règles de mise en scène, comme il existe des règles de grammaire. Connaître la grammaire ne fait pas de vous un Victor Hugo, le même raisonnement vaut pour le cinéma.
  • L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
  • C'est à l'audace de leurs fautes de grammaire que l'on reconnaît les grands écrivains.
  • Écrire, c'est transformer à l'aide de la grammaire un chagrin en bonheur.
  • La littérature, c'est du chagrin dominé par la grammaire.
  • La méfiance envers la grammaire est la première condition pour faire de la philosophie.
  • [...] vous ne pouvez rien contre les lois de la grammaire qui forment si souvent le féminin à partir du masculin par adjonction d'un e muet (un e muet qui s'est mis à crier).
    Ce que je crois, éd. Grasset
  • La grammaire est, après le cheval, et à côté de l'art des jardins, l'un des sports les plus agréables.
  • Ceux sui croient que la grammaire n'est qu'un ensemble de règles et de contraintes se trompent. Si on s'y attache la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
    No et moi, éd. Jean-Claude Lattès
  • [...] je crois que la grammaire, c'est une voie d'accès à la beauté. Quand on parle, quand on lit ou quand on écrit, on sent bien si on a fait une belle phrase ou si on est en train d'en lire une. On est capable de reconnaître une belle tournure ou un beau style. Mais quand on fait de la grammaire, on a accès à une autre dimension de la beauté de la langue. Faire de la grammaire, c'est la décortiquer, regarder comment elle est faite, la voir toute nue, en quelque sorte.
    L'élégance du hérisson, éd. Gallimard