• Dans les livres j'oublie. Dans les livres, je respire. Il n'y a plus rien qui menace à l'intérieur, je suis vraiment moi-même.
    Pas assez pour faire une femme, éd. Actes Sud
  • Habiter avec les livres, c'est habiter avec le silence des autres.
  • Les livres […] sont habités de monstres que la nuit de l'encre protège. Il nous faut continuellement apaiser leur appétit.
    Le Livre des questions, éd. Gallimard
  • Que savons-nous des textes dont nous ne savons rien ? De quelle manière sommes-nous les héritiers à la fois des histoires qu'on a lues et de celles qu'on ne nous a pas racontées ?
    Il n'y a pas de Ajar-Monologue contre l'identité, éd. Grasset
  • Nous sommes aussi, et pour toujours, les enfants des livres que nous avons lus, les fils et filles des textes qui nous ont construits, de leurs mots et de leurs silences.
    Il n'y a pas de Ajar-Monologue contre l'identité, éd. Grasset
  • Un livre c'est un arbre qui cherche comment dire à toute la forêt qu'il y a une vie... après la vie.
  • Les livres : je voudrais m'en passer que je ne le pourrais pas. Je ne soulignerai jamais assez le plaisir que je prends à communiquer avec quelqu'un sans avoir à supporter ses tics, sa présence malodorante ou ses moments d'insignifiance. Je peux, dans les livres, me choisir des amis que je n'aurais jamais eu l'occasion de rencontrer ou qui, trop familiers, perdraient mon amitié. Je peux choisir de communiquer avec une pensée, un style, une langue sans avoir à subir les contraintes physiques de l'environnement social ordinaire. Je peux avoir accès au divertissement ou au génie sans le moindre effort et à peu de frais. Je ne suis jamais seul quand je suis avec Marcel (Proust, évidemment).
    La Culture. Écrits polémiques t.2, éd. PCL
  • Les livres ont changé ma vie.
    Télérama, 18 février 2015
  • Les livres me donnaient confiance. Sentiment assez indéfinissable. Ils représentaient une force sûre, un secours permanent. Toujours réceptif, un livre ! A la première lecture on a laissé une marque à telle ou telle page, le coin plié, c'est le passage qui répondait à une préoccupation, à un doute. Le dialogue est ininterrompu. D’autant plus vaste qu'on y ajoute tout ce qu’on veut. L'auteur n'a fait que poser les jalons indispensables. A vous de faire la tournée d'inspection.
    Septentrion, éd. Denoël
  • Tant qu'il y aura des livres, personne, jamais, n'aura le dernier mot.
  • Un livre, c'est aussi une présence intime, cette chose écrite par un autre et qui sublime l'insignifiance de vos jours.
  • La vie est trop courte pour lire de mauvais livres.
  • Qu'arrive-t-il lorsqu'on a trop longtemps vécu dans les livres ? On oublie le premier et le dernier mot.
    Le Ressassement éternel, éd. de Minuit
  • Le livre n'apprend pas toujours à penser ; trop souvent, il en dispense.
    Le mot du silencieux, Fides
  • Je crois à un livre qui informerait son auteur sur lui, au fur et mesure de son élaboration, ce serait un livre surnaturel, je crois aussi à un livre que me donnerait mon père quand il revient d'Alger, quand il revient du séisme, quand il revient de lui.
    Mes mauvaises pensées, éd. Gallimard
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