• Très tôt, j'ai su qu'il faudrait appeler les mots à mon secours. J'avais découvert que certaines phrases avaient le pouvoir de calmer la mélancolie, la tristesse ou le chagrin.
  • Ce ne sont pas les mots qui manquent, seulement l'humanité qu'on met dedans.
  • Ouvrez l'oreille, chaque mot possède un coeur qui bouge.
  • La facilité avec laquelle les mots deviennent des faussaires pour habiller la vraie vie est stupéfiante.
  • Les serments sont des mots, et les mots ne sont que du vent.
  • Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
  • Quand je n'ai plus de refuge, je vais dans les mots.
  • Nous avons tendance à toujours exagérer et, par là, des mots qui étaient forts viennent à s'user, perdent leur sens, perdent leur présence.
  • Les mots reflètent souvent notre histoire : leur effacement progressif décrit, lui, notre paresse ou notre manque de curiosité. Pourtant, tant de richesses sont à notre disposition…
  • Les plus belles chutes de phrases, les mots les plus heureux, les comparaisons les plus saisissantes, sont presque toujours des cadeaux de l'inconscient.
    De toutes les paroisses, éd. Lemerre
  • Les phrases toutes faites sont le bureau de bienfaisance des esprits bornés.
    De toutes les paroisses, éd. Lemerre
  • La marée des mots, la tempête du verbe, le souffle de la parole désignent l'autre réalité. Impalpable mais souveraine. Insondable mais quotidienne. Qui nous exalte, ou nous dévaste, nous consume ou nous affranchit.
  • Le mot est un matériau fragile : je n'en connais pourtant pas de plus puissant.
    Zadig, numéro 20
  • Les mots ne sont pas innocents. Ils traduisent une idéologie, une mentalité, un état d'esprit. Laisser passer un mot c'est le tolérer. Et de la tolérance à la complicité, il n'y a qu'un pas.
    Une farouche liberté, éd. Grasset
  • Les pensées sont une chose. Les mots en sont une autre.
    La Fosse aux chiens, éd. du Seuil