• Et le contraste est saisissant entre la morosité de notre vie et l'allure trépidante des images et des médias : le train rapide du monde accentue le train-train de mon existence. Tout bruit d'exploits et de drames et ma vie est si plate. C'est un étrange paradoxe qui veut que la banalité vienne à nous sous les traits du désordre et que l'asthénie s'impose sous le masque de la vitesse et du tourbillon.
    L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur, éd. Grasset
  • L'enfer de nos contemporains s'appelle la platitude. Le paradis qu'ils recherchent la plénitude. Il y a ceux qui ont vécu et ceux qui ont duré.
    L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur, éd. Grasset
  • Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d'amour et d'espoir.
    Extrait d'un discours de l'auteur lors de l'inauguration du musée qui porte son nom à Nice, 7 juillet 1973
  • Il faut regarder la vie en farce.
    Mes inscriptions
  • La vie fleurit par le travail.
  • La vie est la farce à mener par tous.
  • La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
  • La vie est un procès judiciaire : peu importe qui on est et ce qu'on fait, on perd toujours.
  • On dirait que la vie n'est qu'une immense dérision.
    La Danse de mort, éd. de L'Arche
  • La vie n'est pas ce que l'on a vécue, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient pour le raconter.
  • Tout homme a trois vies. L'une publique, l'autre privée et la troisième secrète.
  • « Que vaudrait une vie sans désirs ? C'est leur variété et leur intensité qui nous poussent à agir et nous donnent le sentiment d'être pleinement vivants. » Désirer vivre, ce n'est pas simplement être en vie. C'est nous laisser entraîner par l'élan vital qui nous conduit à créer, à aimer, à nous dépasser.
  • Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie c'est de passer de la peur à l'amour.
  • La vie n'est pas belle en soi, pas plus qu'elle n'est aimable en soi. Elle est belle parce que nous savons voir sa beauté. Elle est aimable parce que nous voulons l'aimer. Deux personnes peuvent avoir exactement la même existence, faire les mêmes rencontres, vivre les mêmes événements. L'une donnera du sens à ce qui lui arrive, aimera la vie et en verra toute la beauté, malgré la douleur et les obstacles. L'autre peut n'y voir que les difficultés, être écrasé par elles, trouver la vie absurde et détestable. Tout réside dans notre regard. Tout réside dans la représentation que nous nous faisons du monde. Tout réside dans notre liberté à consentir à ce qui est ou à refuser ce qui est. Tout réside dans notre désir, ou non, de grandir en humanité, en connaissance et en amour.
    La consolation de l'ange, éd Albin Michel
  • Dire oui à la vie, ce n’est pas simplement l'aimer quand tout va bien. Ce n'est pas une adhésion inconditionnelle, dépendante des bonheurs passagers, des réussites, des élans faciles. C'est accueillir la vie dans son entier, avec ses douceurs et ses orages, avec ses moments de joie comme ses passages douloureux. Car aimer la vie uniquement dans ses jours heureux, c'est en vérité ne pas l'aimer vraiment. L'épreuve du consentement véritable, c'est la capacité à rester en amitié avec l'existence même lorsque le vent tourne, même lorsque surgit l'épreuve. Cela semble contre-nature. Et pourtant, c'est là ce que visent toutes les grandes sagesses du monde : trouver une paix, une satisfaction, un contentement profond à la vie qui ne dépendent plus des aléas extérieurs. La sagesse propose ainsi un retournement radical : ne plus dépendre des causes extérieures pour notre bonheur, mais puiser en nous une assise plus stable, plus profonde, plus libre. Non pas parce que le monde serait toujours doux, mais parce que nous aurions appris à habiter ce monde avec une conscience élargie, capable de traverser la lumière comme l'ombre.
    Les 5 piliers de la sagesse, éd. Albin Michel
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