• Lorsque la paix devient ennui, le spectre se profile.
    Le Livre de la déraison souriante, éd. Albin Michel
  • La vieillesse, c'est le temps où les anniversaires ne sont plus des fêtes.
    Le Livre de la déraison souriante, éd. Albin Michel
  • Si l'adolescence est l'inquiétude du long chemin, le grand âge est celle du temps rétréci.
    Le Livre de la déraison souriante, éd. Albin Michel
  • Le grand âge est celui où l'on parle de ses amis au passé.
    Le Livre de la déraison souriante, éd. Albin Michel
  • L'idéal serait de se situer « hors d'âge » comme un vieil alcool.
    Le Livre de la déraison souriante, éd. Albin Michel
  • Quand le temps commence à manquer, un simple calcul suffit pour savoir que vous avez plus d'années derrière vous que devant – beaucoup plus. Votre corps commence à tomber en panne, vous souffrez de douleurs et de maux que vous n'aviez pas connus auparavant, et petit à petit, les gens que vous aimez commencent à mourir. À l'âge de cinquante ans, la plupart d'entre nous sont hantés par des fantômes qui vivent à l'intérieur de nous et nous passons autant de temps à parler aux morts qu'aux vivants. Il est difficile pour quelqu'un de jeune de le comprendre. Ce n'est pas qu'une personne de vingt ans ne sache pas qu'elle va mourir, mais une personne plus âgée est affectée profondément par la perte d'autres êtres – et vous ne pouvez pas savoir l'effet que cette accumulation de deuils aura sur vous tant que vous ne l'avez pas vous-même vécue. La vie est si courte, si fragile, si mystérieuse. Après tout, combien de gens aimons-nous au cours d'une vie ? Seulement quelques-uns, très peu. Quand la plupart d'entre eux ont disparu, la cartographie de votre monde intérieur change.
    La Pipe d'Oppen, éd. Actes Sud
  • Faut rien regretter, revendique tes conneries, elles sont à toi. Et surtout, vis à fond. On vieillit trop vite. La sagesse, ça sera pour quand on sera dans le trou.
  • On n'apprend rien sur des peaux lisses, les doigts glissent alors que les rides renferment mille merveilles.
  • Le bonheur supprime la vieillesse.
  • La vieillesse. C'est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir.
  • Je suis dans les prolongations de ma vie, j'espère bien faire les tirs au but.
    Le dictionnaire de ma vie, éd. Kero
  • Le drame des vieillards d'aujourd'hui est que nul n'a besoin d'eux, ce qui les enfonce, les pauvres, dans leur vieillesse et leur solitude.
    L'Académie par un des 40, éd. Le Cherche Midi
  • Quand on est jeune, on est mal dans sa peau, mais on n'a mal nulle part. Quand on est vieux, on est bien dans sa peau, mais on a mal partout.
  • J'aurais pu dire "vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel", mais j'ai préféré "chiant" parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand çà a commencé et l'on sait encore moins quand çà finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi, même à cinquante ans, c'était encore très bien… même à soixante. Si, si je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entretemps, j'ai vu le regard des jeunes… des hommes et des femmes dans la force de l'âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard, qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge
    Les mots de ma vie, éd. Albin Michel
  • En vieillissant, on oublie les noms propres, beaucoup moins les noms communs. Les hommes passent, les mots restent.

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