• Dans sa boulimie de production, la modernité crée des produits sans avenir. Le capitalisme c'est la réduction de l'intervalle entre le moment où l'on achète un objet et où on le remplace.
    Éloge de l'énergie vagabonde, Éditions des Équateurs
  • Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.
  • Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire !
  • La conclusion logique de la société de marché, c'est la prostitution généralisée, la transformation du genre humain en prestataire ou clients, une armée de petites mains prodiguant des soins multiples aux prospères pressés. Mais c'est aussi la généralisation du soupçon puisqu'il n'est pas un sourire, un geste qui ne puisse être vu comme un calcul, ne soit chargé d'arrière-pensées mercenaires.
    Misère de la prospérité : La religion marchande et ses ennemis, éd. Grasset
  • Si le capitalisme subsiste en dépit de ses imperfections et de ses injustices, c'est parce qu'il n'y a pas de remplaçant présentable.
  • Nous devons apprendre à sortir de la logique des marchés où tout a un prix et rien n'a de valeur et comprendre que la nature ne peut pas avoir de prix.
  • [...] la civilisation capitaliste [...] va inexorablement vers son effondrement catastrophique ; il n'est plus besoin d'une classe révolutionnaire pour abattre le capitalisme, il creuse sa propre tombe et celle de la civilisation industrielle dans son ensemble.
    Capitalisme, socialisme, écologie, éd. Galilée
  • Nous en avions vu certains se revendiquer du slogan « Ne travaillez jamais ! » pour rentabiliser leur droit à la paresse en faisant travailler les autres. Le capitalisme spéculatif et financier réussit à faire mieux : il dévalorise l'activité utile et valorise l'inutilité lucrative.
    Entre le deuil du monde et la joie de vivre, éd. Verticales