• Je crois personnellement qu'il y a au moins un problème philosophique qui intéresse tous les hommes qui pensent. C'est le problème de la cosmologie : le problème de comprendre le monde, nous-mêmes et notre connaissance en tant qu'elle fait partie du monde.
    Logique de la découverte scientifique (1934)
  • La connaissance, au fond, ne fait pas partie de la nature humaine. C'est la lutte, le combat, le résultat du combat, et c'est par conséquent le risque et le hasard qui vont donner lieu à la connaissance. La connaissance n'est pas instinctive, elle est contre-instinctive ; de même qu'elle n'est pas naturelle, elle est contre-naturelle.
    Dits et Écrits, éd. Gallimard
  • Les connaissances qu'on a cherchées restent, celles qu'on n'a pas cherchées se perdent.
  • Ce n'est pas la lumière qui meurt au contact des ténèbres, ce sont les ténèbres qui meurent au contact de la lumière.
  • Les connaissances abstraites sont utiles, mais les connaissances pratiques sont nécessaires.
  • Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde ; à trente ans, on commence à réfléchir sur elle et à quarante, on découvre qu'elle est insoluble.
  • Il est bien évident que les progrès de la connaissance rationnelle font progresser l'humanité, mais l'éthique, le respect de l'autre, l'amour lui sont tout aussi nécessaires pour ne pas sombrer dans la barbarie.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • La connaissance de quelque chose, puisque toutes choses ont des causes, n'est acquise ou complète que si elle est connue par ses causes.
  • La connaissance est la liberté et l'ignorance est l'esclavage.
  • [...] connaître, c'est élever les choses jusqu'au mystère.
    Les dernières chaînes, éd. Pocket
  • L'inconnu est autour de nous à chaque moment. C'est là que tu dois rechercher la connaissance.
  • Il n'y a jamais eu d'équilibre marqué entre les sexes, car le pouvoir va avec certains rôles de même qu'il va toujours avec la connaissance.
    L'Empereur-Dieu de Dune, éd. Robert Laffont
  • Notre civilisation sursaturée de connaissances et de moyens de savoir offre tant de masques et de faux appuis que l'homme ne sait plus ce qu'il sait et ce qu'il ignore.
    Le Travail intellectuel, éd. Aubier
  • Il est remarquable qu'un livre de science, quand il n'est pas de géométrie, ne dure pas plus de trente ans. La connaissance qui semble être la plus vraie est celle qui se gâte le plus vite : rien ne date plus qu'un ouvrage de constatation ou d'érudition, paru au début de ce siècle ; il a suffi d'une petite découverte pour les rendre caducs à jamais, alors que la poésie et la philosophie ne vieillissent pas.
    Le Travail intellectuel, éd. Aubier
  • Une connaissance qui ne peut pas se relier à d'autres connaissances et faire corps avec elles, me semble plus nuisible qu'utile. Une connaissance qui ne peut pas s'apparenter avec le genre de connaissances que nous aimons, qui n'a pas quelque proportion, quelque rapport, quelque ressemblance avec nous-même, ne sert pas davantage : je parle ici des connaissances du second âge de la vie, les examens et concours une fois passés; car, au premier âge, il faut bien amasser ; mais, dans cet âge même, il importerait de choisir autant qu'on le peut ce qui vous attire, ce qui vous ressemble et ce qui vous plaît.
    Le Travail intellectuel, éd. Aubier