Paul-Michel Foucault (15 octobre 1926 - 25 juin 1984) est un philosophe français. Professeur au Collège de France, de 1970 à 1984, sa réflexion s'attache aux rapports entre pouvoir et savoir.
  • Genre : Homme
  • Nationalité : Française
  • Profession : Philosophe
  • Date de naissance : 15 octobre 1926
  • Date de décès : 25 juin 1984
  • Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux. Il faut lire.
  • Le pouvoir se donne cette image d'être issu de quelqu'un qui est théâtralement déguisé, comme un clown. Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
    Les Anormaux — Cours au Collège de France, 1974-1975
  • Le jardin c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde. Le jardin c'est depuis le fond de l'Antiquité, une sorte d'hétérotopie heureuse et universalisante.
    Dits et écrit (1954)
  • La bourgeoisie se moque des délinquants, de leur punition ou de leur réinsertion qui n'a économiquement pas d'intérêt. En revanche, des mécanismes par lesquels le délinquant est contrôlé et suivi il se dégage, pour la bourgeoisie, un intérêt économico-politique général.
    Il faut défendre la société. Cours au Collège de France, 1976
  • L'homme ? Une espèce animale minuscule et extravagante qui, fort heureusement, n'a qu'un temps. La vie sur Terre ? Un instant fugitif, un accident, une exception sans conséquence qui, au regard de l'ensemble de la Terre, reste dépourvue de la moindre conséquence. La Terre elle-même ? Comme tous les autres astres, un hiatus entre deux néants, un événement dépourvu de finalité, de raison, de volonté, de conscience de soi, bref la nécessité sous sa forme la plus médiocre, la plus stupide...
    La Magazine littéraire, 1er mars 1968
  • L'ennemi majeur, le fascisme. Mais aussi le fascisme qui est en nous tous, qui hante nos esprits et nos conduites quotidiennes, le fascisme qui nous fait aimer le pouvoir, désirer ce qui nous domine et nous exploite.
    L'Anti-Oedipe : Une introduction à la vie non fasciste
  • La transgression franchit et ne cesse de recommencer à franchir une ligne qui, derrière elle, aussitôt se referme en une vague de peu de mémoire, reculant ainsi à nouveau jusqu'à l'horizon de l'infranchissable.
    Préface à la transgression, Lignes
  • De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou.
    Histoire de la folie à l'âge classique, éd. Plon
  • Une société se définit par ce qu'elle rejette.
  • L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe. [...] Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire.
  • L'homme est une invention dont l'archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine.
    Histoire de la folie à l'âge classique, éd. Plon
  • L'histoire, [...] c'est le discours de l'éclat par lequel le pouvoir fascine, terrorise, immobilise.
    Il faut défendre la société
  • C'est un des traits fondamentaux des sociétés occidentales que les rapports de force qui pendant longtemps avaient trouvé dans la guerre, dans toutes les formes de guerre, leur expression principale, se sont petit à petit investis dans l'ordre du pouvoir politique.
    Histoire de la sexualité, vol 1 La volonté de savoir - éd. Gallimard
  • L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
    La volonté de savoir
  • La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.