• La croissance de la consommation est, parmi les exigences manifestées, celle qui recueille actuellement la plus large approbation. Par malheur, c'est aussi celle qui, dans les pays développés, nous entraîne le plus évidemment vers un butoir, en raison de la finitude de la planète.
    Le compte à rebours a-t-il commencé ? - Ed. Stock
  • Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont aussi néfastes que les dealers répandant leurs drogues.
    Le compte à rebours a-t-il commencé ? - Ed. Stock
  • Je répète inlassablement qu'il faut abandonner l'alternative croissance/décroissance, pour combiner croissance de l'utile, du sain, du culturel, décroissance de l'inutile, du malsain, de l'illusoire.
  • Le développement est une machine infernale de production/consommation/destruction créant des crises écologiques et économiques. Le développement individuel, quantitatif/matériel, conduit les aisés à une course vers le toujours plus,  mène au mal-être au sein du bien-être.
  • Celui qui croit qu'une croissance infinie dans un monde fini est possible est soit un fou, soit un économiste.
    The Economy of Love and Fear
  • La croissance économique indéfinie fait de la consommation et du toujours plus un acte civique. Cependant, le même système qui produit des marchandises à vendre fabrique par l'exclusion et le chômage des citoyens de moins en moins capables de les acheter, aberration qui, à terme, le condamne...
    Conscience et environnement, Les Éditions du Relié
  • Notre modèle de développement ressemble bien plus à une fuite éperdue vers le néant qu'à la réalisation d'un humanisme que nous ne pouvons différer sans risque majeur.
    Conscience et environnement, Les Éditions du Relié
  • Il est urgent de placer l'humain et la nature au cœur de nos préoccupations, et l'économie à leur service. S'obstiner à maintenir le profit illimité et la croissance indéfinie comme fondement de l'ordre mondial est totalement suicidaire.
    La part du colibri. Ed. de l'Aube
  • Le futur doit être impérativement pensé et construit sur les critères et les solutions inspirés par un diagnostic très objectif de la réalité universelle. L'humanité doit pour cela se libérer d'un modèle dominant fondé sur l'asservissement, l'épuisement accéléré des ressources vitales et la détérioration biologique de la biosphère. Ce nouveau paradigme n'adviendra durablement qu'en mettant fin à l'illusion irréaliste d'un toujours plus de croissance terriblement inégalitaire, générateur de détresse et de violence.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • On invoque toujours ce mythe de la croissance économique comme étant la solution alors que c'est le gros problème. Le sobriété heureuse, ce n'est pas dire « Serrons-nous la ceinture », pas du tout. Il s'agit de revenir à la juste mesure des choses : avoir ce qui est nécessaire à la vie comme se nourrir, être vêtu, avoir un toit sur sa tête, se soigner quand on en a besoin. Pour le reste, il faut laisser la place à la jubilation, à la joie, libérer du temps pour autre chose.
    Sagesse pour notre temps, entretiens avec F. Lenoir et L. Anvar, éd. Albin Michel
  • Croyez-vous encore qu'une croissance infinie soit possible sur une planète où les ressources sont limitées ?
  • [...] le message publicitaire a ceci de pervers, c'est bien connu, qu'il a pour effet de nous faire confondre inconsciemment le bonheur et les biens matériels, de faire se sentir « ridicule» , « dévalorisé»  ou même « raté»  celui ou celle qui ne possède pas tel modèle de voiture, tel parfum, tel smartphone. Ainsi sommes-nous désinformés, décervelés, transformés en automates crédules et consentants, alors qu'en nous incitant sans cesse à croire à la nécessité de cette sacro-sainte croissance, ils mettent nos vies - des milliards de vies - en péril mortel, et ils le savent.
    L'humanité de péril, éd. Flammarion
  • Le modèle de développement et de croissance économique, le contrôle des entreprises et la cupidité économique, ne sont pas seulement en train de détruire la nature, ils sont aussi en train de détruire notre humanité, c'est-à-dire notre capacité à faire preuve de solidarité, de compassion, et à prendre soin des autres. Mais aussi notre capacité à être entiers et vraiment humains, à vivre pleinement notre potentiel de bien-être et de bonheur. Nous sommes le sol, nous sommes la terre. Prendre soin de la planète, régénérer ses processus écologiques, est un devoir éthique et écologique. En prenant soin de la Terre, nous semons les graines de notre futur.
    La Relève et La Peste, décembre 2019