Matthieu Ricard, né le 15 février 1946, est docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe. Parmi ses livres, on peut citer Plaidoyer pour le bonheur (2003), La Citadelle des Neiges (2005), L'art de la méditation (2008), Plaidoyer pour l'altruisme (2013) et Plaidoyer pour les animaux (2014) et Trois amis en quête de sagesse (2016) avec Christophe André et Alexandre Jollien. Pour aller plus loin, visitez le site de Matthieu Ricard et celui de son association Karuna-shechen.
  • L'ultime pessimisme revient à penser que la vie dans son ensemble ne vaut pas la peine d'être vécue. L'ultime optimisme, à comprendre que chaque instant qui s'écoule est un trésor, dans la joie comme dans l'adversité.
    Plaidoyer pour le bonheur, éd. Nil
  • À mon avis, la seule façon d'être vrai, c'est d'être bon. La bonté est en harmonie avec notre état intérieur profond, libre de confusion et de toxines mentales comme la malveillance, l'arrogance et la jalousie.
    Pensée de la semaine, newsletter du 5 février 2024
  • L'empathie, la compassion et la gratitude activent des aires spécifiques du cerveau. Elles rendent heureux. Donner à l'autre, vous relier, vous sentir dans le partage sont des éléments indispensables à votre épanouissement.
  • La bonté, l'amour altruiste, la compassion sont autant de qualités qui ne font pas bon ménage avec la partialité. Restreindre le champ de notre altruisme ne le diminue pas seulement quantitativement mais aussi qualitativement. Ne l'appliquer qu'à certains êtres, les êtres humains en l'occurrence, revient à l'appauvrir.
  • Lorsque des altruistes s'allient, ils peuvent engendrer une formidable puissance pour le bien. (...) Chacun peut se mobiliser à sa façon et cultiver un état d'esprit altruiste pour devenir un maillon de l'immense chaîne de la solidarité qui dépasse les frontières, les castes, les genres et les religions.
  • Notre manière de percevoir le monde ne doit pas être figée, et nous nous devons d'agir sur ce monde pour offrir un meilleur avenir à tous et toutes. Le bouddhisme nous enseigne qu'il est important de construire une société plus altruiste, et plus égalitaire, d'un point de vue économique, social et écologique. Nous avons le devoir de ne pas délaisser ceux et celles qui souffrent et même si nous ne pouvons empêcher les inégalités de se produire, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter qu'elles perdurent.
    Blog de M. Ricard. Il est temps d'entrer dans l'âge de la femme, 25 février 2019
  • Lorsque l'éthique est le reflet de nos qualités intérieures et guide notre comportement, elle s'exprime naturellement dans nos pensées, nos paroles et nos actes, et devient une source d'inspiration pour les autres.
    L'infini dans la paume de la main, éd. Pocket
  • À l'heure actuelle, la majorité des économistes définissent la croissance en termes d'augmentation des richesses - voire d'accumulation des richesses comme un but en soi - et d'exploitation des ressources naturelles. Or ce type de croissance n'est plus adapté aux réalités d'aujourd'hui.
    Pensée de la semaine, newsletter du 25 mars 2024
  • Il est impératif et urgent de prendre conscience des interactions entre l'homme et la nature, entre nos économies et les grandes transformations qui affectent la planète, c'est à dire fondamentalement notre appartenance à la biosphère.
    Pensée de la semaine, newsletter du 11 mars 2024
  • J'aime beaucoup ces mots de Henry David Thoreau : "simplifier, simplifier, simplifier…". Simplifier nos pensées, simplifier nos paroles et simplifier nos actes, ce n'est pas diminuer notre créativité ou rétrécir notre existence, c'est apprécier intensément la sérénité sans égale d'une esprit au repos dans son état naturel. C'est déposer le fardeau, si longtemps coltiné, des constructions artificielles et distordues qui ne cessent de foisonner dans notre esprit, de le troubler, de l'agiter en tout sens, de le fragmenter, de le comprimer, de l'enchaîner - en un mot de le tourmenter.
    Pensée de la semaine, newsletter du 26 février 2024
  • Les images de souffrance, de persécution, d'abus et de maltraitance abondent et sont nécessaires pour éveiller les consciences. Mais il faut maintenir un équilibre pour le pas tomber dans le " syndrome du mauvais monde " qui mine notre espoir et nous convainc que l'être humain est foncièrement mauvais. En vérité, nous avons au plus profond de nous, à la manière d'une pépite d'or dans sa gangue, un extraordinaire potentiel de bonté, de connaissance et d'éveil. Il importe de prendre conscience de ce potentiel, de l'actualiser et de l'amener à son point optimal…
    Pensée de la semaine, newsletter du 12 février 2024
  • En ce qui me concerne, j'ai toujours l'œil aux aguets et, de temps en temps, une situation, un paysage, voire une lumière , la beauté d'un ciel ou d'un visage s'imposent avec évidence.
    Pensée de la semaine, newsletter du 27 mai 2024
  • Accorder de la valeur à l'autre et être concerné par sa situation, voilà qui représente deux composantes essentielles de l'altruisme. Lorsque cette attitude prévaut en nous, elle se manifeste sous la forme de la bienveillance envers ceux qui pénètrent dans le champ de notre attention et elle se traduit par la disponibilité et la volonté de prendre soin d'eux
  • La motivation qui nous conduit sur le chemin spirituel est de nous transformer nous-mêmes afin de pouvoir aider les autres à se libérer de la souffrance.
    Pensée de la semaine, newsletter du 20 novembre 2023
  • On est dans le règne de l'inconnaissance. On a l'impression qu'avec trois clics sur Internet, on va remplacer dix ans, vingt ans de formation, de recherche et qu'on est aussi compétent que quelqu'un qui a consacré sa vie à un sujet de recherche particulier.
    Le Grand entretien, France Inter, 7 octobre 2021
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