Alexandre Jollien, né le 26 novembre 1975, est un écrivain et philosophe suisse. Il est notamment l'auteur de Éloge de la faiblesse (1999), Le Philosophe nu (2010) qui reçu le Prix Psychologies-Fnac et Trois amis en quête de sagesse avec Matthieu Ricard et Christophe André (2016). Pour aller plus loin, visitez le site d'Alexandre Jollien.
  • La liberté intérieure, c'est quand le regard de l'autre ne nous détermine pas.
  • Grandir n'est pas s'enrichir de quelque chose de nouveau, mais découvrir ce que l'on a déjà à l'intérieur.
  • Le lien à l'autre est à découvrir.
    La Grande Librairie, 23/01/2019
  • L'illusion, le rêve, le fantasme d'une santé impeccable rend malade et détourne des forces qui résident au fond du fond. Jusqu'au dernier souffle, rien n'est joué.
  • La joie, ce n'est pas ajouter quelque chose, c'est plutôt enlever le trop, le lourd, l'inutile...
  • Rire, c'est refuser de se laisser aigrir par notre impuissance et nos échecs, c'est montrer que la vie reste la plus forte et qu'en son centre, on a placé la joie.
  • Rencontrer l'autre, c'est aller vers un autre monde. Sortir de soi, de ses repères, de ses carapaces et de ses armures. Sortir des rôles que nous jouons.
  • C'est dans le quotidien, dans le banal que la joie réside.
  • La souffrance ne grandit pas, c'est ce qu'on en fait qui peut grandir l'individu. Nul besoin de souffrir pour s'épanouir, nul besoin de connaitre l'isolement pour apprécier la présence de l'autre.
  • Accepter que nous ne guérirons peut-être jamais de nos carences ni de nos plaies, assumer que les coups du passé peuvent hanter une âme pour nous ouvrir aux dons du jour et, pourquoi pas, les partager.
  • Le handicap [...] nous fournit une espèce de loupe qui montre en condensé ce qu'est une vie humaine : jugement d'autrui, stigmatisation, exclusion, gêne, embarras, mais aussi fécondité de la persévérance, besoin d'une intériorité, d'une société plus bienveillante.
    Le 1, n° 235
  • Je suis entré en philosophie pour m'éloigner des préjugés.
  • Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c'est la comparaison.
  • La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l'on en a pas, pour démontrer qu'on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s'encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n'ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n'a pas le gout à ça, pour s'adapter à ce qui n'épanouit pas. La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s'effacer, se plier, dépasser, trop forcer. Quand il nous suffit d'être, et de lâcher tout combat que l'on ne mène bien souvent qu'avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix. Et vivre. En faisant ce qu'on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu'on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment.
  • La joie inconditionnelle, c'est la joie du moment.
    Conférence, Paris 21/10/2016