• L'écriture ne soulage guère. Elle retrace, elle délimite. Elle introduit un soupçon de cohérence, l'idée d'un réalisme.
    Extension du domaine de la lutte, éd. Maurice Nadeau.
  • Toute écriture est une forme d'abandon.
  • J'arrêterai d'écrire sur le sexe quand les gens arrêteront de s'y intéresser.
  • Dans le vide creusé par le temps, l'écriture prend sa place, ravive les sens, réveille les doutes et le désir.
    Un soir de décembre, éd. Jean-Claude Lattès
  • J'écris à même la source, là où le temps est aboli, là où il s'est arrêté. À brûle-pourpoint.
    Un soir de décembre, éd. Jean-Claude Lattès
  • J'aime follement les arbres et leur symbolique puissante. Tel un végétal, l'écriture a ses saisons et chaque roman est un nouveau printemps. J'ignore à quelle essence j'appartiens, mais je sais que je ne suis qu'un petit trait d'union, entre la terre et la lumière.
    Sous l'écorce, éd. Le Robert
  • L'écriture, c'est comme le crochet pour moi ; j'ai toujours peur de manquer un point.
  • Personne ne sait pour qui il écrit. Chaque livre est un message dans une bouteille jetée à la mer dans l'espoir qu'il atteigne une autre rive.
    Mon pays réinventé, éd. Grasset
  • Écrire, cela signifie que vous êtes capable de ressentir plus fort que les autres et de transmettre ensuite.
    La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, éd. de Fallois/L'Âge d'Homme
  • Écrire, c'est comme boxer, mais c'est aussi comme courir. C'est pour ça que je vous envoie tout le temps battre le pavé : si vous avez la force morale d'accomplir de longues courses sous la pluie, dans le froid, si vous avez la force de continuer jusqu'au bout, d'y mettre toutes vos forces, tout votre coeur, et d'arriver à votre but, alors vous serez capable d'écrire. Ne laissez jamais la fatigue ni la peur vous en empêcher. Au contraire, utilisez-les pour avancer.
    La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, éd. de Fallois/L'Âge d'Homme
  • Si les écrivains sont des êtres fragiles, c'est parce qu'ils peuvent connaître deux sortes de peines sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d'amour et les chagrins de livre. Écrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux.
    La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, éd. de Fallois/L'Âge d'Homme
  • Pourquoi j'écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l'inviolable muraille de notre esprit, de l'imprenable forteresse de notre mémoire.
    Le Livre des Baltimore, éd. de Fallois
  • Un texte n’est jamais bon. Il y a simplement un moment où il est moins mauvais qu'avant.
    La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, éd. de Fallois/L'Âge d'Homme
  • Les gens pensent qu'en tant qu'écrivain, votre vie est plutôt paisible. Récemment encore, un de mes amis, se plaignant de la durée de ses trajets quotidiens entre sa maison et son bureau, finit par me dire : « Au fond, toi, tu te lèves le matin, tu t'assieds à ton bureau et tu écris. C'est tout. » Je n'avais rien répondu, certainement trop abattu de réaliser combien, dans l'imaginaire collectif, mon travail consistait à ne rien faire. Les gens pensent que vous n'en fichez pas une, or c'est justement quand vous ne faites rien que vous travaillez le plus dur. Écrire un livre, c'est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d'ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. Ils arrivent un matin, à bord d'un grand bus dont ils descendent bruyamment, tout excités qu'ils sont du rôle qu'ils ont obtenu. Et vous devez faire avec, vous devez vous en occuper, vous devez les nourrir, vous devez les loger. Vous êtes responsable de tout. Parce-ce que vous, vous êtes l'écrivain.
    Le Livre des Baltimore, éd. de Fallois
  • je suis venu à l'écriture, car c'est le moyen de gagner sa vie le moins douloureusement possible.
    Une journée avec Jean-Paul Dubois, elle.fr, 29 septembre 2008

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