• Je préfère être un météore superbe, chacun de mes atomes brillant d'un magnifique éclat, plutôt qu’une planète endormie. La fonction propre de l’homme est de vivre, non d'exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps.
  • La thèse du complot […] est, sous sa forme moderne, la sécularisation des superstitions religieuses. Les dieux d'Homère, dont les complots expliquent la guerre de Troie, y sont remplacés par les monopoles, les capitalistes ou les impérialistes.
    La Société ouverte et ses ennemis (1945)
  • Si vous êtes un bon jardiner, vous êtes capable de voir le compost dans une rose et la rose dans le compost. Rose et ordures inter-sont. Sans rose, pas d'ordures : sans ordures, pas de roses.
  • Je voudrais être un agitateur pour les réguliers, et parvenir à ce qu'on laissât s'exprimer les irréguliers.
  • La nuit n'est peut-être que la paupière du jour.
  • Le ciel est trop haut, la terre est trop basse, seul le comptoir est à la bonne hauteur.
  • Seules les choses inutiles sont essentielles.
  • Tout pourrait être mieux, mais tout pourrait être plus mal. Donc tout est bien !
  • Je perds souvent la tête. On ne me la rapporte jamais.
    Mes inscriptions (1943-1944), éd. Labor
  • L'infini commence où il finit.
    Mes inscriptions (1943-1944), éd. Labor
  • Le scandale est de n'en pas faire.
    Mes inscriptions
  • La futilité des gens sérieux vaut le sérieux des gens futiles.
    Mes inscriptions (1943-1944), éd. Labor
  • Je suis partagé entre mon goût pour les faits et mon goût pour l'effet.
    Mes inscriptions (1943-1944), éd. Labor
  • On n'est jamais abandonné de tous, mais on est toujours abandonné de tout.
    Mes inscriptions (1943-1944), éd. Labor
  • La seule chose insupportable, c'est que rien n'est supportable.