• La plus grande douceur est d'occuper les hauts lieux fortifiés par la pensée des sages, ces régions sereines d'où s'aperçoit au loin le reste des hommes, qui errent ça et là en cherchant le chemin de la vie.
  • Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais.
    Pourquoi des philosophes, éd. Robert Laffont
  • Les philosophes n'ont pas pour habitude de sous-estimer leur talent. À en croire chacun d'entre eux, l'humanité ne commence vraiment à penser qu'avec lui.
    Pourquoi des philosophes, éd. Robert Laffont
  • La philosophie est l'art de passer du doute à la vérité douteuse.
    Mes pensées « profondes », éd. Cercle du Livre de France
  • La philosophie est l'art de s'illusionner sur la vérité.
    Mes pensées « profondes », éd. Cercle du Livre de France
  • Aucun philosophe ne nous comprend aussi bien que les chiens et les chevaux.
  • Pour moi, la seule finalité de la philosophie est de nous apprendre à prendre la vie plus légèrement et plus gaiement que ne le fait l'homme d'affaires moyen. Car un homme d'affaires qui ne prend pas sa retraite à cinquante ans, s'il le peut, n'est à mes yeux un philosophe.
    L'importance de vivre
  • Les chiens et les philosophes font le plus grand bien et reçoivent le moins de reconnaissance.
  • Ce que m'a appris la philosophie ? Être prêt à toute éventualité.
  • La philosophie est aussi utile à l'humanité que la science. Sans la philosophie, nous vivrions comme des chiens. Penser au lendemain, c'est déjà faire de la philosophie. Les sciences prouvent notre néant !
  • Le philosophe est un fonctionnaire de l'humanité.
  • Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra une fois dans sa vie se replier sur soi-même et, au-dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu'ici et tenter de les reconstruire.
    Méditations cartésiennes, éd. Vrin
  • Si les philosophes, habitués à travailler à l'œil nu, rejettent l'exagération comme non sérieuse – et la plupart le font évidemment – ils ne valent nullement mieux, c'est-à-dire : ils ne sont pas moins obsolètes et ridicules que ne le seraient des virologues qui rejetteraient les microscopes, qui défendraient donc une « virologie à l'œil nu ».
    Philosophische Stenogramme (1965)
  • Si la philosophie, comme les religions, trouve sa source la plus profonde dans une réflexion sur la « finitude » humaine, sur le fait qu'à nous autres mortels, en effet, le temps est compté et que nous sommes les seuls êtres dans ce monde à en avoir pleinement conscience, alors il va de soi que la question de savoir ce que nous allons faire de cette durée limitée ne peut être éludée.
    Apprendre à vivre, éd. Plon
  • La philosophie doit pouvoir regarder passer le bonheur sans l'appeler.