• La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée.
    Carnets, III, (1951-1959), éd. Gallimard
  • Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
  • Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des mœurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les mœurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des mœurs passées.
    Sur la pierre blanche
  • Qu'on le veuille ou non, l'heure est venue ou d'être citoyen du monde ou de voir périr toute civilisation.
    Trente ans de vie sociale, 1897-1924
  • Une civilisation se construit par l'apport successif de générations prenant appui l'une sur l'autre comme les pierres d'un édifice.
  • Une civilisation se définit à la fois par les questions qu'elle pose et par celles qu'elle ne pose pas.
  • La civilisation, c'est de mettre, le plus efficacement possible, de la force des hommes au service de leurs rêves, ce n'est pas mettre leurs rêves au service de leur force.
    Discours, 1935
  • En profondeur, toute civilisation est impénétrable pour une autre.
    La Voie Royale, éd. Grasset
  • Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, et non sur ce qui leur est fourni.
  • Une civilisation où l'homme est respecté au-delà de ses idées. Voilà ma civilisation.
  • Une civilisation [...] est d'abord, dans l'homme, désir aveugle d'une certaine chaleur. L'homme, ensuite, d'erreur en erreur, trouve le chemin qui conduit au feu.
    Terre des hommes, éd. Gallimard
  • L'être humain est, au fond, un animal sauvage et effroyable. Nous le connaissons seulement dompté et apprivoisé par ce que nous appelons la civilisation.
    Parerga et Paralipomena
  • Notre monde civilisé n'est donc en réalité qu'une grande mascarade. On y trouve des chevaliers, des curés, des soldats, des docteurs, des avocats, des prêtres, des philosophes, et tout le reste ; mais ils ne sont pas ce qu'ils représentent ; ils ne sont que des masques sous lesquels, en règle générale, se cachent des spéculateurs d'argent (moneymakers). L'un prend le masque de la loi, qu'il a emprunté à un avocat, uniquement pour pouvoir rosser un autre homme ; un second choisit celui du patriotisme et du bien public dans la même intention ; un troisième le prend comme présupposé et base de ses conseils. Sous tous ces masques se cachent, comme nous venons de le dire, à peu près uniquement des industriels, des commerçants et des spéculateurs. Il est très important d'apprendre de bonne heure, dès sa jeunesse, qu'on se trouve au milieu d'une mascarade.
    Parerga et Paralipomena
  • Une civilisation, c'est comme un bonsaï. Il suffit d'un instant d'inattention pour qu'une catastrophe survienne.
    L'Arbre des possibles, éd. Albin Michel
  • L'enfance d'une civilisation, […] c'est comme l'enfance d'un humain. C'est à ce stade que tout se joue. Les peuples et les hommes reproduiront ensuite les mêmes réactions face à la nouveauté et il sera difficile d'en changer.
    Nous, les dieux, éd. Le Livre de Poche
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