• Nous sommes tous nés pour aimer ; c'est le principe de l'existence, c'est sa fin unique.
    Sybil ou Les deux nations (1845)
  • Chacun apporte sa petite bûche au bûcher qui éclaire le monde.
    Terrasse à Rome, éd. Gallimard
  • Nous pouvons tout être, bien sûr. C'est une tentation. Mais c'est le meilleur moyen de n'être rien.
    L'Hurluberlu, éd. La Table Ronde
  • Le travail malsain, la vie malsaine engendrent des appétits et des désirs malsains. On ne peut pas faire travailler un homme comme un cheval, le faire vivre et le nourrir comme un porc, et, dans le même élan, lui demander d'avoir des aspirations saines et des vues pleines d'idéal.
    Le peuple d'en bas
  • Ce qui me surprend le plus chez l'humanité, c'est que nous nous lassons de notre enfance, que nous nous empressons de grandir, puis que nous aspirons à redevenir enfants. Que nous sacrifions notre santé pour gagner de l'argent, puis notre argent pour retrouver la santé. Qu'en pensant avec anxiété à l'avenir, nous oublions le présent, si bien que nous ne vivons ni dans le présent ni dans le futur. Que nous vivons comme si nous n'allions jamais mourir, et que nous mourons comme si nous n'avions jamais vécu.
  • Tout est prouvé par le simple fait que nous existons.
  • Les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
  • Dans la vie d'un homme, il y a deux dates importantes, celle de sa naissance et celle de sa mort. Tout ce qu'on fait entre ces deux dates n'a pas beaucoup d'importance.
  • C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence, alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque.
  • J'ai toujours su que l'âge adulte ne comptait pas : dès la puberté, l'existence n'est plus qu'un épilogue.
    Le Sabotage amoureux, éd. Albin Michel
  • Goutte d'eau qui tombe et se perd dans la mer, grain de poussière qui se fond dans la terre. Que signifie notre passage en ce monde ? Un vil insecte a paru, puis disparu.
  • Être est plus indispensable qu'avoir. Le rêve, c'est d'avoir de quoi être.
    Les pensées de San-Antonio
  • Ce peut-être aussi cela l'existence ! Des miracles parfois, de l'or et des rires et de nouveau l'espoir quand on croit que tout autour de soi n'est que saccage et silence !
    La petite fille de Monsieur Linh, éd. Stock
  • Qu'est-ce donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour de son cou ? À quoi sert d'aller ainsi dans les jours, les mois, les années, toujours plus faible, toujours meurtri ? Pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passés qui le sont déjà trop ?
    La petite fille de Monsieur Linh, éd. Stock
  • Il n'est pas vrai que vivre c'est se préparer à la mort et à la ruine : c'est épuiser toutes les possibilités que nous offre le séjour terrestre en dépit des vicissitudes et de la conclusion inéluctable, c'est agir comme si l'on était immortels.
    L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur, éd. Grasset