• L'euphémisme est l'hypocrisie douce de la langue française.
    L'année des D(i)ieux, éd. Lamiroy
  • Il y a certaines langues, comme la germanique, qui sont si prêtes à créer des abstractions, qu'un Allemand, quoi qu'il énonce, paraît penser, alors qu'il ne fait que construire une phrase.
    Le Travail intellectuel, éd. Aubier
  • Le langage peut bien célébrer la beauté mais n'est pas capable de la restituer.
  • Je trouve dangereux de considérer que la langue est sexiste. C'est la société qui est sexiste, la langue est seulement l'émanation d'un rapport de société.
  • Le français est une lame étincelante et, comme toute lame, c'est là où elle se fait fine qu'elle tranche.
    Inassouvies, nos vies, éd. Flammarion
  • Nous n'existons en tant qu'homme qu'à travers le langage qui intègre l'expérience de tous les hommes qui nous ont précédés.
  • Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles.
  • La langue est la meilleure et la pire des choses.
  • Le langage oppressif ne se contente pas de représenter la violence, il est violence ; il ne se contente pas de représenter les limites de la connaissance, il limite la connaissance.
    Extrait du discours pour la remise du Nobel de Littérature, 7 décembre 1993
  • La langue peut être un véritable champ de bataille, un lieu d'oppression mais aussi de résistance.
  • La langue anglaise est beaucoup plus mouvementée que le français ! D'ailleurs, on m'a souvent demandé de mettre moins d'intonations quand je joue en français, parce que sinon on a l'impression que je chante, tellement la langue est mouvementée.
    Boomerang, France Inter, 11 juin 2021
  • La langue est la mère, non la fille, de la pensée.
    Aphorismes, éd. Mille et une nuits
  • Le silence est la ressource de ceux qui reconnaissent de la noblesse au langage.
  • La langue française est une aventure.
    La Grande Librairie, France 5, 23/09/2020
  • Le latin et le grec ont un avantage considérable à être des langues mortes, car elles nous obligent, par une tension de l'esprit sur les mots, la syntaxe, la construction du raisonnement, à remplacer notre volubilité et nos à-peu-près par la rigueur.