• "L'enfer, c'est les autres", écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer, c'est soi-même coupé des autres.
  • Il y a dans chaque cœur un coin de solitude que personne ne peut atteindre.
  • Solitude : c'est le même mot pour deux situations opposées, la solitude subie, la solitude désirée. La première est dramatique ; j'ai besoin des autres, et personne n'est là. Je suis comme un feu qui meurt étouffé, faute d'oxygène. La seconde est, à certains moments, nécessaire pour retrouver la cohérence de tous les matériaux qui se sont accumulés, pour renouer des fils, pour se préparer à de nouvelles rencontres. Cette solitude choisie peut être aussi, elle-même, l'occasion d'une rencontre : c'est tout le miracle de la lecture ; quel bonheur que d'entendre Montaigne nous faire des confidences !
    Petite philosophie à l'usage des non-philosophes - Ed. Calmann-Lévy
  • Celui qui ne sait vivre avec soi, comment saurait-il vivre avec autrui ? Celui qui ne sait habiter sa propre solitude, comment saurait-il traverser celles des autres ?
    L'amour, la solitude
  • La solitude, pour qui la vit sans mentir, me révèle mon néant, m'enseigne ma vanité, le vide en moi de ma présence.
    Le Mythe d'Icare, éd. PUF
  • Si vous craignez la solitude, ne vous mariez pas.
    Carnets de notes, éd. Calmann-Lévy
  • Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes.
  • Je suis comme un ami qui n'a plus d'amis, comme un père qui a perdu ses enfants, comme un voyageur qui erre sur la terre, où je suis resté seul.
    Paul et Virginie
  • La solitude ne vient pas de l'absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes.
  • La solitude est pour moi une source de guérison qui rend ma vie digne d'être vécue. Parler est souvent un tourment pour moi, c'est pourquoi j'ai besoin de plusieurs jours de silence pour me remettre de la futilité des mots.
    Lettre à Gustav Schmaltz, 30 mai 1957
  • La solitude est une maladie dont on ne guérit qu'à condition de la laisser prendre ses aises et de ne surtout pas en chercher le remède nulle part. J'ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d'être seuls et demandent au couple, au travail, à l'amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l'amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d'être seuls fait d'eux les personnes les plus seules au monde.
    L'épuisement, éd Le temps qu'il fait
  • Aimer, c'est prendre soin de la solitude de l'autre sans jamais la combler, ni même la connaître.
  • La solitude épure la vue, elle nous dit que nos jours passent plus vite que le vent sur les eaux, que notre âme est plus pauvre que l'ombre sur la terre.
    Lettres d’or, éd. Fata Morgana
  • La solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là où d'aucuns ne font que regarder et écouter. Ami inestimable, ennemi mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites.
  • L'homme est un animal social. Quand il ne rencontre personne, il ne peut pas devenir lui-même. Il suffoque dans la solitude, fût-ce la solitude à deux.
    Les hommes et les femmes, entretien avec Bernard-Henri Lévy - Ed. Olivier Orban
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