• L'homme est par nature un animal politique : celui qui est sans cité, à condition que ce soit naturellement et non par suite des circonstances, est soit un être dégradé, soit un être surhumain, [...]. Mais que l'homme soit un animal politique à un plus haut degré qu'une abeille ou que tout autre animal vivant en troupeau, cela est évident. La nature, selon nous, ne fait rien en vain ; or, seul de tous les animaux, l'homme possède la parole. Le cri suffit à exprimer la joie et la peine : c'est pourquoi il appartient également aux bêtes. Mais le discours, lui, sert à exprimer l'utile et le nuisible, et par suite aussi le juste et l'injuste. Tel est en effet le propre de l'homme par rapport aux autres animaux : d'être le seul à avoir le sentiment du bien et du mal, du juste de l'injuste, etc. Et c'est la communauté de ces sentiments qui engendre famille et cité.
    Politique, I
  • L'objet principal de la politique est de créer l'amitié entre les membres de la cité.
  • La politique est l'art de commander à des hommes libres.
  • Il n'y a de bonne politique que celle du juste milieu. Le difficile n'est que de savoir où il est.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Mais, feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore ; d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu'on entend ; surtout de pouvoir au-delà de ses forces ; avoir souvent pour grand secret de cacher qu'il n'y en a point ; s'enfermer pour tailler les plumes, et paraître profond, quand on n'est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage ; répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets ; intercepter des lettres ; et tâcher d'ennoblir la pauvreté des moyens par l'importance des objets : voilà toute la politique, ou je meure !
    Le Mariage de Figaro
  • La plupart des hommes, en politique comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.
  • C'est là le vrai talent politique, mentir à tout le monde, ne rien donner, et faire croire à chacun que je suis dans son camp.
  • Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et les roses : ça dure ce que ça dure !
    Discours, 2 juillet 1963
  • Dans la politique mieux vaut persuader les plus forts que de marcher à leur encontre.
    Mémoires de guerre, éd. Plon
  • C'est parce que nous ne sommes plus une grande puissance qu'il nous faut une grande politique.
  • Tout commence en mystique et finit en politique.
  • Il est aisé d'être ensemble bon chrétien et bon citoyen tant qu'on ne fait pas de politique.
    Notre jeunesse
  • L'immobilité politique est impossible ; force est d'avancer avec l'intelligence humaine.
  • Presque toujours, en politique, le résultat est contraire à la prévision.
  • Mon dédain de la société me vient de mon incrédulité politique.
    Mémoires d'outre-tombe (1848)
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