Auguste Detoeuf ( - ) est un industriel et essayiste français, fondateur d'Alstom en 1928.
  • Nous ne demandons pas aux statistiques assez de renseignements, et nous exigeons d'elles trop de conclusions.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Une statistique n'est vraiment intéressante que si le chiffre qu'elle donne est imprévu ; car elle provoque alors une demande d'explication, qui vous apprend quelque chose. Le rôle de la statistique est moins de renseigner que de fixer le renseignement qu'il faut chercher.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • De quelque façon et par quelque moyen qu'on décompose une collectivité en groupes (choix, ancienneté, examens, concours, tirage au sort), dans les divers groupes, la proportion des imbéciles est la même.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Il y a trois sortes d'êtres au langage mystérieux : les plus aisés à comprendre sont les Fous, puis viennent les Polytechniciens, et enfin les Comptables.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Bon sens et logique : un chef. Bon sens sans logique : un employé. Logique sans bons sens : une catastrophe. De là, l'échec de beaucoup de Polytechniciens.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Pensez vite et parlez lentement. Le poids des mots est directement proportionnel à leur durée.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Lorsque plusieurs questions urgentes se présentent à la fois, choisissez la plus embêtante : c'est certainement la plus pressée.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • On n'enseigna pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique, on n'apprend pas à être un grand peintre.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinair
  • Beaucoup de médiocres réussissent. La médiocrité rassure.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Si vous avez des doutes sur la façon dont vous devez juger un homme, invitez-le chez vous et fiez-vous à ce que vous en dira votre femme. Mais si votre femme connaît sa femme, ne vous y fiez plus.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • Ne rien savoir, voyez-vous (à la condition expresse de savoir qu'on ne sait rien), c'est un merveilleux moyen de commandement. L'homme qui sait se perd dans le détail de sa science : c'est une des grandes difficultés de celui qui monte en grade d'oublier qu'il connaît le métier de son inférieur et de renoncer à le faire. [...] Et puis, l'homme qui ne sait pas peut apprendre : tâche beaucoup plus rude pour celui qui croit déjà savoir. Si parfaite que soit une école, elle n'est jamais la vie. Plus l'école nous enseigne de pratique, plus elle nous donne l'illusion de savoir, plus elle fait de nous un être inapte à apprendre.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • L'homme ne se nourrit pas seulement de pain ; il faut donner à ceux qu'on emploie un salaire et un idéal. Mais l'homme se nourrit d'abord de pain ; il ne faut pas oublier le salaire, sous le prétexte qu'on fournit l'idéal.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • La publicité de masse est la plus éclatante démonstration de l'illusion que l'homme a d'être libre.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • La publicité s'impose ou n'est pas. On ne réussit pas auprès de la foule par la discrétion et le marivaudage. La publicité, c'est le viol.
    Propos de O.L. Barenton, confiseur, éd. du Tambourinaire
  • On défend le consommateur en évitant d'augmenter la rémunération du salarié ; on défend le salarié en chargeant d'impôts le capitaliste ; on défend le capitaliste en vendant le plus cher possible au consommateur ; et la justice se trouve ainsi d'autant mieux satisfaite que le salarié, le capitaliste et le consommateur, c'est presque toujours le même type.
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