Leïla Slimani, née le 3 octobre 1981, est une journaliste et femme de lettres franco-marocaine. Elle grandit au Maroc avant de s'installer en France pour ses études. Diplômée de Sciences Po Paris, elle travaille d'abord comme journaliste. Sa carrière littéraire débute en 2014 avec "Dans le jardin de l'ogre". Son deuxième roman, "Chanson douce" (2016), remporte le prestigieux prix Goncourt, faisant d'elle la première auteure marocaine à recevoir cette distinction.
Leïla Slimani aborde des sujets sensibles comme la sexualité, l'identité et les relations de pouvoir. Son œuvre inclut également des essais sur la condition féminine au Maroc et dans le monde arabe. Crédit photo : Thibaut Chapotot
  • C'est parce qu'elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C'est parce qu'elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu'elle est importante et essentielle.
  • Je trouve dangereux de considérer que la langue est sexiste. C'est la société qui est sexiste, la langue est seulement l'émanation d'un rapport de société.
  • Je crois que l'écrivain vit dans le pays des autres. On se sent exilé, on se sent parfois étranger mais en même temps, les autres sont notre matière.
    La Grande Librairie, France 5, 04/03/2020
  • Tous les romanciers sont des gens qui, je crois, sont allergiques au dogmatisme, sont allegiques aux certitudes. Moi je n'ai pas beaucoup de certitudes et je crois que les certitudes nous isolent bien souvent.
    La Grande Librairie, France 5, 19 mars 2026
  • Défendre la syntaxe, défendre une certaine sophistication du langage, ce n'est pas vouloir imposer des contraintes, c'est au contraire libérer les gens. Ça aliène de parler mal et désenchanter la langue, c'est désenchanter le monde, c'est rétrécir les cœurs. Je pense que le monde ne serait pas aussi beau si on ne faisait pas de métaphores.
    La Grande Librairie, France 5, 19 mars 2026
  • Écrire, c'est jouer avec le silence, c'est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle. La littérature est un art de la rétention
    Le parfum des fleurs la nuit, éd. Stock