Erri De Luca, nom de plume d'Enrico De Luca, né le 2 mai 1950, est un écrivain, poète et traducteur italien, prix Femina étranger en 2002 pour son livre Montedidio.
  • Certaines personnes savent, le jour d'avant, qu'elles ont rendez-vous avec lui. Et, malgré cette intuition, elles ne seront pas prêtes. Le bonheur est toujours une embuscade. On est pris par surprise. Le jour d'avant est donc le meilleur.
    Le jour avant le bonheur, éd. Gallimard
  • Les souvenirs appartiennent au règne des oiseaux, ils laissent une plume quand ils s'en vont. Grâce à elle, on sait à quelle espèce ils appartiennent.
  • L'artiste est celui qui ramène à la surface la vie qui coule sous-jacente.
    Diables gardiens, éd. Gallimard
  • C'est ainsi qu'on tombe amoureux, en cherchant dans la personne aimée le point qu'elle n'a jamais révélé.
  • Ce n'est pas le jour qui vient, c'est la nuit qui se retire.
  • Il faut chanter pour donner de l'air aux pensées sinon, enfermées dans la bouche, elles moisissent.
  • On meurt quand on ne demande plus. Le verbe de la vie c'est demander. Demander pour forcer la solitude, envoyer loin à voix basse la requête, parce que le souffle, et non le cri, va loin. — Demander, parce que ne pas demander c'est capituler.
  • La vertu essentielle en ce moment, c'est la souplesse, l'élasticité nécessaire pour se plier et se redresser sans se laisser briser. Dans mon champ chez moi, je piétine une petite marguerite avec un poids qui devrait être pour elle écrasant, mais elle se redresse après mon passage. Voilà ce qu'il nous faut, la ténacité souple de la marguerite.