Citations de Georges Bernanos

Georges Bernanos
Georges Bernanos ( - ) est un écrivain français. Ses romans les plus connus sont Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d'un curé de campagne (1936).

" Une société où le prestige ne correspond plus exactement aux services rendus, où les classes dirigeantes reçoivent plus de la communauté qu'elles ne lui donnent, est une société vouée à la ruine. "

" Le danger n'est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d'hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines peuvent donner. "

Le Chemin de la Croix-des-Âmes, éd. Gallimard

" C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. "

" Le monde va être jugé par les enfants. "

" Mieux vaut un mauvais caractère que pas de caractère du tout. "

" Il n'y a plus beaucoup de liberté dans le monde, c'est entendu, mais il y a encore de l'espace. "

Français, si vous saviez...

" Il n'y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L'homme du peuple, n'étant pas apte à tout, ne saurait parler de ce qu'il connaît, il comprend parfaitement que l'élection favorise les bavards. [...] le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre. "

Les Grands Cimetières sous la lune, éd Gallimard

" Les classes moyennes sont presque seules à fournir le véritable imbécile, la supérieure s'arrogeant le monopole d'un genre de sottise parfaitement inutilisable, d'une sottise de luxe, et l'inférieure ne réussissant que de grossières et parfois admirables ébauches d'animalité. "

Les Grands Cimetières sous la lune, éd Gallimard

" L'homme est naturellement résigné. L'homme moderne plus que les autres en raison de l'extrême solitude où le laisse une société qui ne connaît plus guère entre les êtres que les rapports d'argent. "

Les Grands Cimetières sous la lune, éd Gallimard

" Les imbéciles sont capables de discuter indéfiniment sur n'importe quelle question, mais ils se garderont bien de la poser d'une telle manière qu'ils soient forcés d'y répondre... "

La France contre les robots, éd. Le Castor Astral

" Le tort du racisme n'est pas d'affirmer l'inégalité des races, aussi évidente que celle des individus, c'est de donner à cette inégalité un caractère absolu, de lui subordonner la morale elle-même, au point de prétendre opposer celle des maîtres à celle des esclaves. "

Le Chemin de la Croix-des-Âmes, éd. Atlantica editora

" L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur. "

Les Grands Cimetières sous la lune, éd Gallimard

" Capitalistes, fascistes, marxistes, tous ces gens là se ressemblent. Les uns nient la liberté, les autres font encore semblant d'y croire, mais qu'ils y croient ou n'y croient pas, cela n'a malheureusement plus beaucoup d'importance, puisqu'ils ne savent plus s'en servir. Hélas ! le monde risque de perdre la liberté, de la perdre irréparablement, faute d'avoir gardé l'habitude de s'en servir… Je voudrais avoir un moment le contrôle de tous les postes de radio de la planète pour dire aux hommes : « Attention ! Prenez garde ! La Liberté est là, sur le bord de la route, mais vous passez devant elle sans tourner la tête. » "

La France contre les robots, éd. Le Castor Astral

" Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, du moins aussi longtemps que son auteur vit. Je n'ai jamais été découragé par la niaiserie, tout ce qu'on écrit de sincère est niais, toute vraie souffrance a ce fond de niaiserie, sinon la douleur des hommes n'auraient plus de poids, elle s'envolerait dans les astres. "

Les enfants humiliés, éd. Gallimard

" On dit parfois que l'homme est un animal religieux. Le système l'a défini une fois pour toutes un animal économique, non seulement l'esclave mais l'objet, la matière presque inerte, irresponsable, du déterminisme économique, et sans espoir de s'en affranchir, puisqu'il ne connaît d'autre mobile certain que l'intérêt, le profit. Rivé à lui-même par l'égoïsme, l'individu n'apparaît plus que comme quantité négligeable, soumise à la loi des grands nombres ; on ne saurait prétendre l'employer que par masses, grâce à la connaissance des lois qui le régissent. Ainsi le progrès n'est plus dans l'homme, il est dans la technique, dans le perfectionnement des méthodes capables de permettre une utilisation chaque jour plus efficace du matériel humain. "

La France contre les robots, éd. Le Castor Astral

" Un monde gagné par la Technique est perdu pour la Liberté. "

La France contre les robots, éd. Le Castor Astral