Joséphine Baker (3 juin 1906 - 12 avril 1975) est une artiste et résistante franco-américaine. Issue d’une famille pauvre, elle débute comme danseuse dans des spectacles de rue avant de se produire à Broadway. En 1925, elle s'installe à Paris, où elle connaît un succès fulgurant avec la « Revue nègre », notamment grâce à sa danse exotique et son charisme. Chanteuse, danseuse et actrice, elle devient une icône des Années folles, marquant les esprits avec des titres comme « J’ai deux amours ». Naturalisée française en 1937, elle s'engage pendant la Seconde Guerre mondiale dans la Résistance, servant comme agente de renseignement et transportant des messages codés. Après-guerre, elle milite contre le racisme et adopte douze enfants de diverses origines, sa « tribu arc-en-ciel ».
  • Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.
  • Un jour j'ai réalisé que j'habitais dans un pays où j'avais peur d'être noire. C'était un pays réservé aux Blancs. Beaucoup d'entre nous sommes partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris.
  • Puisque en scène, je fais sauvage, je m'applique à la ville à devenir civilisée…
    Les Mémoires de Joséphine Baker, éd. Dilecta
  • Quelle importance y a-t-il à ce que je sois noire, blanche, jaune ou rouge ? Dieu, en nous créant, n'a pas fait de diffférence. Pourquoi l'homme voudrait-il le surpasser en créant des lois auxquelles Dieu même n'a pas songé ?
    Extrait d'un discours lors d'un meeting de la LICA, 28 décembre 1953
  • Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.
    Les Mémoires de Joséphine Baker, éd. Dilecta