François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon ( - ) est un homme d'Église, théologien et écrivain français. Précepteur du duc de Bourgogne, archevêque de Cambrai (1695-1715), il s'opposa à Bossuet et tomba en disgrâce après la publication de son roman, Les Aventures de Télémaque en 1699, considéré comme une critique de la politique de Louis XIV. L'influence littéraire de ce roman fut considérable pendant plus de deux siècles.
  • Le bon historien n'est d'aucun temps ni d'aucun pays ; quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais en rien.
    Lettre à l'Académie
  • Chacun doit infiniment plus au genre humain, qui est la grande patrie, qu'à la patrie particulière dans laquelle il est né.
    Dialogues des Morts
  • La grandeur est comme certains verres qui grossissent tous les objets.
  • D'ordinaire ceux qui gouvernent les enfants ne leur pardonnent rien, et se pardonnent tout à eux-mêmes.
  • L'homme digne d'être écouté est celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour dire la vérité et la vertu.
    Lettre à M. Dacier
  • Le vrai moyen de gagner beaucoup est de ne vouloir jamais gagner trop et de savoir perdre à propos.
    Les Aventures de Télémaque
  • Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu ; s'ils voulaient vivre simplement et se contenter de satisfaire aux vrais besoins, on verrait partout l'abondance, la joie, la paix.
  • La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a un gland.
  • Les heures sont longues et la vie est brève.
  • C'est une perfection de n'aspirer point à être parfait.
  • Avant de se jeter dans le péril, il faut le prévoir et le craindre ; mais quand on y est, il ne reste plus qu'à le mépriser.
    Les Aventures de Télémaque
  • Ceux qui n'ont jamais souffert ne savent rien ; ils ne connaissent ni les biens ni les maux ; ils ignorent les hommes ; ils s'ignorent eux-mêmes.
    Les aventures de Télémaque
  • Les plaisirs pris sans modération abrègent plus les jours des hommes que les remèdes ne peuvent les prolonger.
  • Afin qu'un ouvrage soit véritablement beau, il faut que l'auteur s'y oublie, et me permette de l'oublier.
  • Défiez-vous des savants et des grands raisonneurs. Ils languissent autour des questions [...] leur curiosité est une avarice spirituelle qui est insatiable. Ils sont comme les conquérants qui ravagent le monde sans le posséder.