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[...] la nuit est par essence le temps de l'anarchie.
[...] la nuit est par essence le temps de l'anarchie.Le médianoche amoureux, éd. Gallimard
Quelqu'un qui regarde une peinture ne peut pas se tromper. Ce qu'il voit est une vérité infaillible.Le médianoche amoureux, éd. Gallimard
Qu'est-ce qu'une classe ? Un grand animal à trente têtes et soixante pieds.Le médianoche amoureux, éd. Gallimard
Un livre, cela se fait comme un meuble, par ajustement patient de pièces et de morceaux. Il y faut du temps et du soin.Le médianoche amoureux, éd. Gallimard
L'œil qui crée la lumière invente aussi l'obscurité, mais celui qui n'a pas d'yeux ignore l'une et l'autre, et ne souffre pas de l'absence de la première.Vendredi ou les Limbes du Pacifique, éd. Gallimard
[...] l'intelligence et la bêtise peuvent habiter dans la même tête sans s'infuencer le moins du monde, comme l'eau et l'huile se superposent sans se mêler.Vendredi ou les Limbes du Pacifique, éd. Gallimard
[...] les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ?Gilles & Jeanne, éd. Gallimard
Mais il en va d'une œuvre comme d'un arbre : plus les racines s'enfoncent dans la nuit dense de la terre, plus grand est le morceau de ciel que la ramure peut embrasser.Petites proses
L'admiration, plus encore que l'amour, peut être une passion dangereuse.Petites proses
L'un des pièges de la coquetterie : soigner ses cheveux, c'est se préoccuper de l'aspect que l'on a de dos.Petites proses
Mais le propre de la création est de rendre l'impossible non seulement réel, mais nécessaire.Petites proses
Autrui, pièce maîtresse de mon univers.
Au temps qui détruit tout, l'homme répond par l'image.Petites proses
Oui, je crois qu'un livre a toujours deux auteurs : celui qui l'a écrit et celui qui le lit.Petites proses
Être jeune, c'est n'avoir perdu personne encore. Mais ensuite nos morts nous entraînent avec eux, et chacun est un rocher jeté dans notre mémoire qui fait monter notre ligne de flottaison. À la fin, nous dérivons à fleur d'eau, à fleur d'existence, n'offrant plus aux vivants que juste ce qu'il faut de regards et de paroles pour leur faire croire que nous sommes de ce monde.Petites proses