Suivez-nous :
Le silence est une tranquillité, mais jamais un vide ; il est clarté mais jamais absence de couleur ; il est rythme ; il est le fondement de toute pensée.
Le silence est une tranquillité, mais jamais un vide ; il est clarté mais jamais absence de couleur ; il est rythme ; il est le fondement de toute pensée.
Il faut toujours que de la tête au cœur, l'itinéraire soit direct.
On ne connaît une œuvre complètement que quand on s'est trompé à chaque endroit possible.
Sa posture [du violoniste] doit être droite mais souple, afin qu'à l'instar d'un roseau gracieux, il puisse onduler au gré de la brise tout en restant aligné de la tête aux pieds en passant par la colonne vertébrale. Il est une structure vivante tendue entre les aimants que sont le soleil et la terre. Tout comme seule une corde tendue peut vibrer, avant que le corps d'un violoniste ne vibre, il doit se sentir tiré vers le haut, la tête délicatement posée sur les vertèbres, son diaphragme le soulevant sur un coussin d'air, tandis que les parties actives de son anatomie – épaules, mains et doigts – flottent et s'équilibrent à différents niveaux.
Il faut être à la hauteur d'un Stradivarius pour qu'il se mette à parler, reflétant l'âme de son artisan. Il rejette celui qui exerce une pression trop forte ou dont le doigt s'écarte ne serait-ce qu'un tout petit peu de sa cible. En tant que maître, rien ne peut lui plaire si ce n'est un jeu irréprochable, car il met en lumière toutes nos imperfections.