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La différence entre l'humour et la tragédie réside souvent dans le point de vue de celui qui les vit.
La différence entre l'humour et la tragédie réside souvent dans le point de vue de celui qui les vit.
Mais je l'aimais et il y a dans l'amour une grande capacité non seulement d'illusion, mais encore d'oubli.Le Mépris (1954)
On peut tout prévoir, sauf le sentiment que pourra vous inspirer ce qu'on a prévu.L'Ennui (1960)
[...] la contradiction constitue le fond mouvant et imprévisible de l'âme humaine.L'Ennui (1960)
[...] un mal indéfini provoque des inquiétudes parce qu'au fond on espère jusqu'au bout qu'il n'est pas réel ; un mal certain inspire pendant quelque temps une morne tranquillité.Le Mépris (1954)
L'homme qui encourt le mépris ne peut ni ne doit trouver la paix tant que la réprobation pèse sur lui. Comme les pécheurs au Jugement dernier, il a beau supplier : " Montagnes, recouvrez-moi, mers, submergez-moi... " la réprobation le suit jusque dans le lieu le plus caché, son âme en est pénétrée et il l'emporte partout avec lui.Le Mépris (1954)
Plus on est heureux et moins on prête attention à son bonheur.Le Mépris (1954)
[…] diriger consiste en grande partie à savoir se servir astucieusement des autres.Le Mépris (1954)
[…] l'homme veut toujours espérer même lorsqu'il est convaincu qu'il n'y a plus d'espoir.Le Mépris (1954)
Une société qui tue ses poètes est une société malade.
Les sentiments intenses ont ceci de bon qu'ils nous font passer à l'action en toute spontanéité, sans concours de la volonté, presque inconsciemment.
La vérité est que l'analphabétisme n'a pas disparu, à ce détail près, que de nos jours les vrais analphabètes ont appris à lire et à écrire.
L'amour-propre est une curieuse bête, qui peut dormir sous les coups les plus cruels et puis s'éveille, blessé à mort, par une simple égratignure.
Plus on est envahi par le doute, plus on s'attache à une fausse lucidité d'esprit, avec l'espoir d'éclaircir par le raisonnement ce que le sentiment a rendu trouble et obscur.Le Mépris
[…] les idées sont comme les puces : elles marchent toutes seules et quand tu t'y attends le moins, les voilà qui te mordent et te font sursauter.Pilleurs d’église, dans Nouvelles romaines, éd. Flammarion