Gyula Halász, plus connu sous le pseudonyme de Brassaï (9 septembre 1899 - 8 juillet 1984) est un photographe hongrois, naturalisé français en 1947. Il s'installe à Paris en 1924 où il adopte le pseudonyme Brassaï, signifiant "de Brașov", sa ville natale. D'abord peintre et journaliste, il se tourne vers la photographie au début des années 1930. Il se fait connaître par ses clichés nocturnes de Paris, capturant l'atmosphère des cafés, des rues sombres et des personnages de la nuit. Son livre "Paris de nuit" (1933) le consacre comme un maître de la photographie urbaine.
Brassaï fréquente les cercles artistiques parisiens, photographiant des artistes comme Picasso et Dalí. Il explore divers sujets : graffitis, nus, scènes de rue. Sa technique unique mêle réalisme et poésie.
  • Le photographe a le respect de son sujet, un respect qui touche presque à la vénération ; un pouvoir d'observation aïgu ; la patience et la rapidité de l'aigle pour fondre sur sa proie ; l'impulsivité ; une prédilection pour l'humain par rapport à la simple "nature" ; l'amour de l'éphémère ; le sens du surréel caché derrière le réel ; le mépris de la couleur et la joie de la retenue et de la sobriété du noir et blanc, ainsi que, finalement, le désir de dépasser l'anecdotique pour élever son sujet au rang de l'universel.
    Ouest-France
  • La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire.
    L'Intransigeant, 15 novembre 1932
  • Le surréalisme de mes images ne fut autre que le réel rendu fantastique par la vision.
    "Le surréalisme, de l'icône au Photomaton", Le Monde, 25 septembre 2009
  • Ce que j'aime, c'est les photos où il y a un sujet très simple qui, par une saisie particulière, devient un objet de luxe. Moi je ne suis pas reporter. L'actualité ne m'intéresse pas. La vie quotidienne est plus bouleversante. Que Mr. Truman arrive à Paris, ce n'est pas la réalité. La concierge, la boulangère, des femmess qui font la queue à la boucherie, voilà la grande vie...
    Propos de Brassaï lors de l'exposition "Five French Photographers", MOMA, 1951
  • On se demande parfois si la vie a un sens... et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie.
  • Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
    Ouest-France