• Je ne sépare pas la politique de l'administration. Administrer, c'est gouverner; gouverner, c'est administrer. Il n'y a jamais eu, il ne saurait y avoir de grande politique sans bonne administration. La politique est à l'administration ce que l'âme est au corps ; et, de même que notre religion n'admet pas de corps sans âme, la vie n'admet pas d'âme sans corps.
    Les pensées et maximes (1867)
  • La tolérance qui n'est pas la même pour tous a un nom, elle s'appelle partialité.
    Les pensées et maximes (1867)
  • Il est plus facile d'armer les nations que de les désarmer.
    Les pensées et maximes (1867)
  • On cherche le génie dans l'homme de guerre, pourquoi ne pas le chercher dans l'homme de paix ? Pourquoi persister à vouloir enfermer la paix dans le cercle étroit et tant de fois parcouru de la routine ? Pourquoi ne pas faire au hasard une aussi large part dans la paix que dans la guerre ? Pourquoi la paix, comme la guerre, n'aurait-elle pas sa stratégie, ses éclairs, ses batailles, ses victoires ?
    Les pensées et maximes (1867)
  • Par la maternité, la femme se relève et s'élève. Elle n'est plus irresponsable et désœuvrée. Elle tient dans ses mains - elle le sait - l'œuvre de l'avenir, et elle en répond. La trame qu'elle ourdit est celle de l'humanité. La fonction qu'elle accomplit est la plus haute, la plus noble, la plus difficile de toutes les fonctions. En est-il, en effet, de plus difficile, de plus noble et de plus haute que celle de concevoir un enfant, de le porter neuf mois dans ses entrailles, de lui donner la vie au risque de perdre la sienne, de l'allaiter pendant plus d'une année, de l'élever, de l'instruire, de discerner ses qualités, de reconnaître ses défauts, de former son caractère, son coeur et son esprit ?
    Les pensées et maximes (1867)
  • La paix européenne a cessé d'être une utopie du jour où la guerre est devenue un contre-sens.
    Les pensées et maximes (1867)
  • Le salaire des ministres peut être faible ou nul, sans inconvénient, parce que les fonctions ministérielles ne doivent pas être une carrière, mais un acte de dévouement à ses idées, à ses convictions, à son pays.
    Questions de mon temps (1836 à 1846)
  • Tout le monde parle de progrès, et personne ne sort de la routine.
  • Vouloir faire marcher en avant un ministère sans idées, autant vaudrait entreprendre de faire remorquer un convoi par une locomotive sans combustible.
    Les pensées et maximes (1867)
  • La politique d'illusions est une politique fatale, elle conduit à la décadence.
    Les pensées et maximes (1867)
  • On ne fait la guerre que pour conclure la paix : donc, entre le soldat de la guerre et le soldat de la paix, la seule différence que j'aperçoive, c'est que le soldat de la paix prend le chemin le plus court ; il arrive au but tout de suite, il arrive à la paix sans traverser la guerre.
    Les pensées et maximes (1867)
  • L'influence d'une grande nation est dans la sagesse de ses lois, la plénitude de ses libertés, l'essor de sa prospérité et l'ordre de ses finances.
    Les pensées et maximes (1867)
  • Qui veut marcher droit, vite et sûrement, doit regarder ce qui est devant et non ce qui est derrière.
    Les pensées et maximes (1867)
  • Tuer un homme et lui voler l'argent qu'il possède est un acte criminel puni par la justice. Tuer cinq cent mille hommes et leur voler le sol sur lequel ils étaient nés est un acte glorieux, immortalisé par l'histoire ! A-t-on ouvert le cerveau humain pour vérifier si entre le meurtre et le vol glorifiés et le meurtre et le vol qualifiés il y a une séparation qui empêche la confusion et mette à l'abri de la méprise la logique laissée par l'ignorance à l'état brut et primitif ?
    Du droit de punir (1871)
  • Ce qu'il y a de pire, ce n'est pas la médiocrité proprement dite : c'est la médiocrité satisfaite d'elle-même ; c'est la médiocrité qui prend pour le but le point où elle s'arrête à mi-chemin et quelquefois même au premier pas.
    Les pensées et maximes (1867)
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