Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson (16 juin 1925 - 5 décembre 2017), est romancier et chroniqueur français, membre de l’Académie française. Son livre La Gloire de l’Empire reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française en 1971. Crédit photo : Georges Seguin
  • Les traditions - comme les femmes - sont faites pour être à la fois respectées et bousculées.
  • La science, la morale, l'histoire se passent très bien de Dieu. Ce sont les hommes qui ne s'en passent pas.
    Dieu, sa vie, son oeuvre
  • Les livres ne survivent pas grâce aux histoires qu'ils racontent. Ils survivent grâce à la façon dont elles sont racontées. La littérature est d'abord un style qui éveille l'imagination du lecteur.
  • Ceux que j'admire le plus, ce sont les gens qui ne croient pas en Dieu et qui font du bien aux autres. Je me dis que s'il y a quelqu'un à la droite de Dieu, c'est un athée qui a fait du bien aux autres !
  • Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
  • La littérature, c'est du chagrin dominé par la grammaire.
  • Ce qui éclaire l'existence, c'est l'espérance.
  • Je crois que si je passe pour l'écrivain du bonheur, c'est parce que je pense qu'il faut être heureux en dépit de tout le reste.
  • Aimer et écrire sont les meilleurs ferments du bonheur.
  • De part et d'autre de votre présent si fragile, le passé et l'avenir sont des monstres assoiffés de temps.
    La Création du monde
  • L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
  • Depuis le big bang, tout commence à mourir à l'instant même de naître. L'univers n'est qu'un élan vers l'usure et la mort.
    Voyez comme on danse
  • Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.
    Voyez comme on danse
  • La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche avec l'approche de la mort.
    Voyez comme on danse
  • Personne ne peut jamais juger personne, le cœur des êtres humains est plus insaisissable que la mer ou le feu.
    Tous les hommes en sont fous, éd. JC Lattès