Alejandro Jodorowsky, né le 17 février 1929, est un artiste franco-chilien. Figure majeure de l'avant-garde, il s'est illustré dans de multiples disciplines : théâtre, cinéma, littérature, poésie, bande dessinée et tarot. Il débute sa carrière au Mexique, où il fonde le Théâtre Panique dans les années 1960. Au cinéma, il marque l'histoire avec des œuvres cultes et surréalistes comme El Topo (1970) et La Montagne sacrée (1973). En tant que scénariste de bande dessinée, il collabore avec des artistes de renom tels que Mœbius pour la célèbre saga L'Incal, révolutionnant le genre de la science-fiction. Au-delà de ses créations artistiques, Jodorowsky est connu pour avoir développé la psychomagie, une approche thérapeutique utilisant des actes symboliques. Crédit photo : Gorup de Besanez
  • Le domaine plus libre, c'est la poésie. Car là tu es tout seul. C'est valable aussi pour le roman. La bande dessinée, c'est déjà différent, tu dois dialoguer avec un dessinateur. Dans le cinéma, c'est beaucoup plus difficile. C'est une guerre, et si tu veux imposer ta vision, tu peux y laisser ta santé, ta vie. Tout le monde a son idée du film, et là tu négocies avec des commerçants, des politiques. C'est vraiment très difficile.
    Entretien avec Alejandro Jodorowsky, propos recueillis par Franck Suzanne, 25 avril 2007
  • Le cinéma est une industrie dont le but suprême est de fabriquer de l'argent et dont le roi est le producteur. Pour ce film, la première chose à faire pour moi était de me passer de producteur, car un acte psychomagique est un acte artistique libre. Sans liberté, il n'y a pas d'art véritable.
    Au sujet de son film Psychomagie. L'infinie guérison, propos recueillis par Anne-Claire Cieutat, Bande à part, 12 octobre 2019
  • Vieillir, c'est un art et une épreuve. Il faut saluer avec tendresse celui qu'on est devenu... Et faire la paix avec celui qu’on n'est plus. Il faut apprendre à marcher plus lentement, à se dépouiller des attentes, et à chérir ceux qui restent sans crainte de perdre encore. Vieillir, ce n'est pas seulement compter les années. C'est apprendre à dire adieu sans s'éteindre. C'est garder vivants, dans les plis du cœur, ceux qui sont déjà partis. Et parfois, pleurer jusqu'à ce que le silence devienne semence pour faire naître d'autres rêves, d'autres sourires... Vieillir, ce n'est pas faiblir. C'est oser continuer.